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Démarrage des irrigations en maïs Messagerie Auvergne

Irrigation du maïs : se tenir prêt pour déclencher les premiers tours d’eau

17 juin 2021

Dans les sols les plus superficiels de la région, les maïs entrent actuellement en stress hydrique. Si des pluies significatives ne se confirment pas dans les jours à venir, il sera nécessaire de démarrer l’irrigation.

Un début de campagne dans le froid et le sec

Avec les températures basses du mois d’avril (figure 1), les maïs ont pris du retard. Ils sont actuellement en majorité autour de 10 feuilles, stade qui marque le début de sensibilité au stress hydrique de la culture. A ce stade, les besoins en eau du maïs augmentent, il a commencé sa montaison et met en place ses organes de reproduction. Il rentre donc dans une phase dite sensible où un stress hydrique prolongé impactera le rendement. Il est recommandé d’irriguer le maïs entre 10 feuilles et 50 % d’humidité du grain de manière à bien encadrer la floraison femelle.

Figure 1 : Ecart de cumul de températures (base 6-30°C) pour un semis de maïs du 5 avril – Station météo de Lurcy-Levis (03)

Ce début de campagne a été marqué par une pluviométrie relativement faible sur le mois d’avril et des cumuls dans la moyenne voire en dessous pour le mois de mai avec des pluies localisées. Il est ainsi tombé 171 mm à Ambert depuis le 1er avril et seulement 110 à Montluçon (figure 2).

Les pluies du mois de mai n’ont donc pas suffi à remplir les réserves du sol. De plus, elles ont été relativement rapprochées et du drainage a été observé dans certaines parcelles.

Figure 2 : Ecart de cumul de pluies avec la médiane des années 2000 à 2021 sur la période du 1er avril au 10 juin 2021

Une réserve facilement utilisable vide ou presque dans quelques situations

Actuellement, nous estimons que, dans la grande majorité des situations, la réserve facilement utilisable (RFU) est vide notamment dans les sols les plus superficiels. Elle est en passe de le devenir, suivant les zones, dans les sols plus profonds comme les Terres Noires.

Les bilans hydriques, sur des cas-types de la région (figure 4 à 6), indiquent que le stress s’accentue dans les prochains jours du fait d’ETP (Evapotranspiration) importantes : entre 7 et 5 mm d’estimation d’eau évapotranspirée par jour. Depuis le 13 juin, pour la station de Vichy, le cumul d’ETM est au-dessus de la médiane des 20 dernières années du fait de températures très chaudes (figure 3).

Figure 3 : Cumul d'ETP du 1er au 21 juin pour la station de Vichy

Les cultures entrent donc actuellement en stress hydrique pour les sols plus superficiels. Il est donc recommandé d’être vigilant à l’arrivée des orages ce week-end ou en début de semaine prochaine.

Si des pluies significatives ne se confirment pas, il sera nécessaire de commencer l’irrigation.

Figure 4 : Bilan hydrique pour le cas-type de Val d’Allier
Sol : Alluvions sableuses. RU max : 90 mm, RFU max : 60 mm
Date de semis : 15/04/2021

Figure 5 : Bilan hydrique pour le cas-type de Forterre
Sol : Argilo-calcaire. RU max : 105 mm, RFU max : 70 mm
Date de semis : 15/04/2021

Figure 6 : bilan hydrique pour le cas-type de Limagne Nord
Sol : Terre noire. RU max : 160 mm, RFU max : 97 mm
Date de semis : 15/04/2021

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