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Fertilisation azotée du blé / Quelles sont les performances de la méthode de l'apport « décalé » à épi 1 cm en région Centre Est ?

07 octobre 2013

Face au constat que les besoins en azote d'une culture de blé entre le semis et le stade épi 1 cm sont faibles et que dans la plupart des situations la fourniture du sol est capable de les couvrir, ARVALIS dans la région Centre Est a testé la technique de l'apport « décalé » qui permet d'égaler en 2 apports (le premier 10 à 15 jours avant épi 1 cm et le second à montaison), les performances de la stratégie classique en 3 apports.

Les besoins en azote d'une culture de blé entre le semis et le stade épi 1 cm sont faibles : de l'ordre de 50 kg N/ha. Or dans la plupart des situations, le sol est capable de fournir seul cette quantité. L'apport tallage réalisé traditionnellement précocement est mal valorisé par la culture : seuls 40 % en moyenne de l'azote de ce premier apport est utilisé en lien avec les faibles besoins de la culture. Dans certaines situations, on peut le réaliser plus tard ou l'intégrer à l’apport suivant du stade épi 1 cm. Les exigences du marché en matière de qualité du blé (teneur en protéines) rendent incontournable un apport tardif à montaison, ce qui fait qu'aujourd'hui la stratégie classique de fertilisation azotée du blé est basée sur 3 apports : Tallage, Epi 1 cm, Montaison. Dans l’objectif de limiter le nombre de passages sur les cultures tout en répondant aux exigences de qualité du marché, ARVALIS dans la région Centre Est a testé la technique de l'apport « décalé » : un apport 15 jours avant épi 1 cm et un apport de fin montaison.

 ►Comment ça marche ? 
 ►Les références expérimentales ARVALIS
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Comment ça marche ?Cette technique consiste à un premier apport d’azote retardé jusqu’à 15 jours avant le stade épi 1 cm. La dose apportée est égale à la dose bilan diminuée de 40 kg N/ha. Le deuxième apport d’azote est réalisé au gonflement, soit 6 à 8 semaines après le premier apport. Son niveau est de 40 kg N/ha pour un blé tendre classique.
Quelle est la performance de cette technique comparativement à la stratégie classique en 3 apports (Tallage, Epi 1 cm, Montaison) ?

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Les références expérimentales ARVALIS20 essais mis en place en région Centre-Est sur 5 campagnes
Ces expérimentations ont été conduites dans des milieux très divers sur 5 campagnes de 1998 à 2002 en Rhône Alpes, Alsace, Bourgogne, Auvergne. Les types de sol (non sujets à l’excès d’eau) ont des potentialités et des comportements vis-à-vis de la nutrition azotée très différents. L’amplitude des valeurs de reliquats sortie hiver varie de 5 à 130 kg N total /ha. Les conduites de culture sont optimisées et conduites au potentiel, en particulier les dates de semis sont majoritairement précoces - octobre à début novembre - ce qui suppose des croissances rapides et des débuts de tallage avant l’hiver. La dose totale a été calculée par la méthode du bilan prévisionnel (dose X) et variait en fonction des parcelles de 110 à 235 kg N/ha dont un apport montaison de 40 ou 80 kg N /ha. Les performances de la méthode apport « décalé » ont été comparées à dose totale égale au fractionnement classique en trois apports. En outre, les performances du pilotage de l’apport montaison sur une base X-40 et X-80 ont été évaluées également.


Tableau 1 : Résultats sur le rendement et la teneur en protéines entre la méthode de l’apport « décalé » et la stratégie 3 apports – Réseau Centre Est (15 essais de 1998 à 2002)

Il n’apparaît pas d’écart significatif pour le rendement ou pour la teneur en protéines entre la méthode de l'apport « décalé » et la stratégie trois apports
Dans le détail, deux essais sur quinze s’éloignent de la tendance, l’un en faveur de la méthode de l'apport « décalé », l’autre en faveur de la stratégie trois apports sans qu’il soit possible de déterminer le ou les facteurs discriminants de ces situations.

Apporter en une fois 15 jours avant épi à 1 cm l’équivalent de la dose bilan moins 40 kg N/ha revient à apporter une dose élevée (135 unités en moyenne sur les 20 essais). Pour éviter cet apport massif, la solution est de déplacer une quantité d’azote supérieure à 40 unités en apport montaison : la dose de 80 kg N/ha a été retenue et testée sur une base X-80 en apport « décalé ». Quels sont les résultats ?
En rendement sur sept essais, l’écart (non significatif) est de 0,3 q/ha en faveur du report de 80 kg N/ha et 0,3 point de protéines toujours en faveur du report de 80 kg N/ha. Le report de 80 unités en montaison dans la méthode des apports « décalés » est donc un choix possible avec des performances équivalentes au report de 40 kg N/ha. La dose au premier apport est ainsi plus faible : en moyenne de 85 unités dans les essais.

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Les préconisations d'ARVALISDans les situations de semis précoces, correctement installés, enracinés et tallés en février, il est possible avec la méthode de l'apport « décalé » de faire aussi bien en deux apports (un 15 jours avant épi 1 cm et l’autre en montaison), qu’en trois apports à dose totale équivalente avec un report de 40 kg N/ha dans les 2 cas. Le pilotage de l’apport montaison reste possible. Ces résultats ont été acquis sur la zone Centre Est.
Reporter 80 unités en montaison permet de conforter un peu la teneur en protéines sans pénaliser le rendement.

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