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Agriculture biologique - Salon tech&Bio 2011

Gestion de l’azote : introduire cultures associées et cultures intermédiaires dans la rotation

07 octobre 2011

Produire plus et mieux, ou diriger l’agriculture vers des systèmes de conduite écologiquement plus respectueux, c’est la tendance tant de la société que de la réglementation. Des solutions existent pour pallier à la réduction de plus en plus souvent imposée des intrants. ARVALIS – Institut du végétal en association avec l’INRA et l’ENFA proposent des pistes pour valoriser au mieux l’azote dans la rotation. Le point sur les solutions envisagées.

La génétique crée des variétés valorisant les milieux pauvres en azote, mais l’agronomie est aussi une solution pour pallier aux carences liées aux conduites bas intrants. Les cultures associées, les cultures intermédiaires et l’intensification écologique apportent des solutions en termes de rendement, de qualité et de gestion de l’azote.

Cultures associées et amélioration du rendement

L’association de plusieurs espèces a des effets positifs sur les résultats des cultures. La complémentarité des espèces mélangées permettent d’améliorer le rendement mais aussi la teneur en protéines. Ces solutions sont valorisables en conventionnel mais aussi en agriculture biologique.

Gérer l’azote pendant l’interculture

Les cultures intermédiaires, qui seront bientôt obligatoires dans toutes les régions de France, permettent de gérer l’azote minéral du sol. Les Cipan (Cultures intermédiaires pièges à nitrates) absorbent l’azote minéral à la sortie de la culture, réduisent le reliquat à l’entrée de l’hiver et donc les fuites de nitrates dans le sol. L’azote disponible pour la culture suivante est plus important qu’en sol nu. Dans le cas des cultures intermédiaires dites « engrais vert », les fuites de nitrates sont moins réduites qu’avec les Cipan, mais davantage d'azote est restitué à la culture suivante.

Valoriser l’azote de cette façon nécessite toutefois une bonne gestion des itinéraires techniques pour concilier au mieux absorption et restitution de l’azote mais aussi préservation d’autres ressources telles que l’eau.

Des systèmes de cultures intégrés à bas niveaux d’intrants

Les travaux réalisés par l’INRA mettent en place des prototypes de rotations sur la base d’un système de référence blé dur - tournesol. Il s’agit de trouver les moyens de réduire l’utilisation des engrais, de valoriser les ressources naturelles, de réduire les fuites d’intrants tout en maintenant des systèmes performants. La pratique des cultures associées et/ou de cultures intermédiaires rendent possibles des conduites à très bas intrants dans lesquelles les pesticides sont réservés aux fortes attaques menaçant la récolte ou le potentiel de la parcelle.

Pour plus de détails, téléchargez en pièce jointe « Azote dans la rotation : quelles pistes actuelles pour le valoriser ? », conférence organisée par ARVALIS – Institut du végétal lors du Salon tech&Bio 2011.

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