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Gelée sur feuilles de céréales au stade tallage, après la vague de froid de février 2018 dans le Sud-Ouest Messagerie Midi-Pyrénées / Ouest audois

Inondations et froid : quels risques pour les céréales ?

08 février 2018

Engorgement des parcelles, chute des températures... les conditions qui sévissent actuellement posent question. Comment peuvent réagir les céréales ?

La période de tallage des céréales se fait cette année avec des excès d’eau marqués pouvant provoquer un engorgement prolongé des sols. Cet engorgement peut avoir des répercussions sur l’enracinement des cultures, notamment pour les semis tardifs : la génération d’un milieu anoxique ralentit voire bloque la croissance des racines. L’excès d’eau pénalise donc l’activité des racines – notamment l’absorption d’éléments minéraux –, générant ainsi des retards de croissance et de développement des parties aériennes des plantes.

Les plantes qui ont déjà tallé au moment de l’inondation sont relativement bien résistantes aux excès d’eau, tant que les feuilles ne sont pas totalement submergées. Ces excès peuvent avoir des impacts négatifs sur les composantes de rendement, à commencer par le nombre de tiges/m2. Cependant, si cet excès disparait avant le stade épi 1 cm, il est fort probable que les rendements ne soient pas impactés, à condition que la plante soit alimentée en azote dès la reprise de croissance et qu’aucun accident de structure des sols ne soit décelé.

L’exceptionnelle douceur de janvier a engendré une relative précocité des cultures. La baisse brutale des températures prévue cette semaine ne devrait pas provoquer de dégâts de gel sur les cultures dans la mesure où les plantes au stade tallage sont dans leur période de résistance la plus élevée et les températures minimales annoncées restent assez proches de 0. Toutefois, si la période de froid devait se prolonger, des conséquences seraient à craindre pour les variétés les plus sensibles et les cultures aux stades les plus avancés.

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