En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Ray-grass, vulpins sensibles aux antigraminées foliaires Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Gestion du ray-grass et du vulpin : les solutions herbicides de sortie d’hiver

20 février 2020

Sur céréales à paille, les herbicides antigraminées utilisables en sortie d’hiver se limitent à deux modes d’action : les antigraminées foliaires (groupe HRAC A) et les antigraminées foliaires et racinaires (groupe HRAC B). Ces deux groupes sont très touchés par des phénomènes de résistance dans notre région. Comment gérer les populations de ray-grass et de vulpin présentes dans les blés, qu'elles soient résistantes ou sensibles à ces herbicides ?

Tableau 1 : les antigraminées disponibles en sortie d’hiver sur blé tendre

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

En cas de résistance, les jeux sont faits !

Les ray-grass et les vulpins dans notre région sont fréquemment résistants aux antigraminées de sortie d’hiver (groupes A et B). Il est illusoire de penser que les associations de deux produits A + B à des doses réduites pourront résoudre un problème de résistance :
- leurs efficacités sont généralement inférieures à la dose pleine du produit le plus efficace du mélange.
- de telles associations favorisent la sélection de populations résistantes à ces deux modes d’action.

Une application de deux produits A + B aux doses pleines peut être une solution de secours quand on ne connaît pas le statut de résistance de sa parcelle. Mais cette solution est chère et sans garantie d’efficacité !

Ray-grass, vulpins sensibles : intervenir tôt et si possible en conditions optimales

Pour les situations où les ray-grass et les vulpins sont encore sensibles aux antigraminées de sortie d’hiver, des solutions sont encore possibles, à la condition d’intervenir sur de jeunes plantules et, si possible, avant un apport d’azote.

Si le stade des adventices est à privilégier (= stade jeune), il est important de rechercher les meilleures conditions d’application possibles (tableau 2).

Tableau 2 : Différents facteurs influencent l’efficacité des antigraminées de sortie d’hiver

Si une application d'engrais liquide ou de produits « correcteurs de carences » est envisagée, il convient de respecter un délai d'au moins 7 jours.

Une phytotoxicité en sortie d’hiver sera toujours plus pénalisante qu’une phytotoxicité d’automne.

Avec ou sans Actimum ?

Si l’ajout d’adjuvant est toujours gagnant sur graminées (plantes peu mouillables), la question de l’ajout de sulfate d’ammonium (ex : Actimum : 1 l/ha) se pose avec les antigraminées du groupe B visant les ray-grass et les vulpins.

L’ajout de sulfate d’ammonium à un mélange antigraminée ALS ayant une formulation WG + huile a fait ses preuves. Des essais conduits sur plusieurs années ont montré un effet significatif, + 10 points en moyennes sur plus de 70 données, avec Actimum 1 l/ha, bien que cet effet ne soit pas lié à la dureté de l’eau (présence d’ions Ca2+, Mg2+, Fe2+) ni au pH (ions H+).

L’ajout d’Actimum à des formulations OD, permet également un gain de quelques points d’efficacité. Attention toutefois, en présence de ces produits aux formulations huileuses, l’Actimum accentuera les phénomènes de phytotoxicités, provoquant des marquages sur certaines parcelles. A noter que le mélange Huile 1 l + Actimum 1 l, ne fait pas partie des recommandations de Bayer, avec Atlantis Pro et Archipel Duo (sauf cas particuliers).

Sur blé dur, l’ajout d’Actimum est aujourd’hui déconseillé avec l’Abak/Quasar ainsi qu’avec les formulations OD Archipel Duo et Atlantis Pro.

Actimum est généralement déconseillé en cas d’ajout d’un antidicotylédones (se renseigner auprès de son fournisseur).

Attention, l’intérêt des adjuvants huiles et mouillants, mais aussi du sulfate d’ammonium ne compensera pas un problème de dérive d’efficacité lié à une population résistante. Ces produits n’apportent pas d’efficacité intrinsèque, ils permettent uniquement d’optimiser l’efficacité de certains herbicides.

Cas particulier des bromes

Le fractionnement des antibromes est préconisé pour optimiser leur efficacité (intervalle de 3 semaines). A noter qu’un labour ponctuel avant le semis est souvent plus efficace pour gérer ce type d’adventice (en lien avec un taux annuel de décroissance élevé).

Retrouvez toutes nos préconisations dans le guide Choisir & Décider.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10