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Episode de froid

Les différents risques possibles sur céréales à paille

09 mai 2019

Comparé à 2017, l’épisode de gel du week-end dernier est en tendance moins fort, mais il intervient légèrement plus tard dans le calendrier et dans le cycle des céréales d'hiver. Rappels des situations à risque.

Des températures négatives présentes à grande échelle, mais hétérogènes au sein d’une parcelle

Le pic de températures négatives a, le plus souvent, été atteint le matin du 6 mai 2019. Il s’agissait fréquemment de gelées radiatives, conséquence du temps froid du week-end et de l’absence de nuages pendant la nuit. Ceci se traduit le plus souvent par une chute progressive des températures au cours de la nuit, avec un minima atteint à l’aube. Ainsi, les gels ne durent en général que quelques heures.

D’un point de vue spatial, les gelées sont présentes en de multiples endroits du territoire. A cela, il faut rajouter que les conditions d’occurrence des gelées sont fortement dépendantes du microrelief, comme au printemps 2017. Il peut donc y avoir des dégâts localisés dans de nombreuses régions.

Des cultures aux stades étalés, mais souvent en phase de sensibilité marquée

La montaison est une phase phénologique sensible des céréales vis-à-vis du gel. Cette sensibilité n’est pas constante au fil des stades, et les seuils de risques sont mal cernés car rarement caractérisés.

• Avant le stade Dernière Feuille Etalée (DFE ou BBCH 39), une destruction partielle ou totale d’épis est à craindre en cas de gel. Pour cela, il faut des températures significativement inférieures à 0°C pour faire geler les cellules de l’épi. La pluie est un facteur aggravant : s’il a plu fortement juste avant l’arrivée de la gelée et que de l’eau libre est rentrée dans la gaine de la F1, elle peut cristalliser à proximité de l’épi et engendrer des dégâts.
⇨ Diagnostic : ouvrir la tige et observer l’épi
⇨ Pronostic : si l’épi du maître-brin est gelé, les talles peuvent prendre le relai (si les conditions hydriques et minérales sont favorables)

• Après le stade Dernière Feuille Etalée, la plante atteint le stade de la méiose pollinique. On sait qu’il s’agit d’une phase sensible de la culture, sans pouvoir cerner précisément le poids des stress thermiques, hydriques ou radiatifs.
⇨ Diagnostic : impossible avant la fin de la floraison : observation des fleurs et de l’autofécondation
⇨ Pronostic : si le pollen est faiblement affecté, des fécondations croisées entre plantes peuvent avoir lieu. S’il est fortement affecté, la fertilité épi sera significativement abaissée

• Autour de l’épiaison (cas d’orges précoces), les impacts sont difficiles à cerner, faute de références. Nous n’avons pas trace de destructions de fleurs ou d’épis lors de précédentes chutes de températures à des stades tardifs.

Pour en savoir plus sur la réaction des plantes et les méthodes de diagnostic, consultez l'article "Froid sur céréales à paille : les clés d'observation pour un premier diagnostic", publié après la vague de froid de fin avril 2017.

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