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Une jeune femme observe les feuilles de blé à dernière feuille pointante, après la vague de froid de mai 2019 en Lorraine Messagerie Lorraine

Froid et méiose sur céréales : jamais de risques généralisés

09 mai 2019

Notre région vient de connaître un épisode de fraîcheur. Pour craindre des dégâts sur blés et orges, il faut qu’il y ait concordance entre le stade méiose et ces températures froides. Le point sur la situation.

Le nombre de grains par épi est une composante importante du rendement final. Cette composante se forme à un moment bien particulier et très court du cycle des céréales, appelé méiose pollinique.

La méiose pollinique et la phase qui l’encadre de quelques jours apparaissent comme extrêmement sensibles à des stress climatiques. Ainsi, des températures basses, inférieures à 4°C ou à 2°C selon les sources, peuvent causer une dégradation de la fertilité du pollen et une absence de grains dans les fleurs non fécondées.

Sur orges, le stade méiose est atteint lorsque le sommet des barbes devient visibles : ce sont elles qui semblent potentiellement les plus exposées. 50% des orges de la région sont aujourd'hui au stade apparition des barbes (source BSV du 7 mai 2019).

Sur blés, le stade méiose est atteint juste un peu avant le gonflement lorsque le sommet du jeune épi touche la ligule de l’avant dernière feuille (environ 10 jours avant l’épiaison). Il est encore trop tôt pour la grande majorité des blés lorrains : 47 % d'entre eux sont encore au stade dernière feuille pointante à étalée (source BSV du 7 mai 2019).

A noter que les à-coups climatiques que nous vivons ont aussi pour effet de freiner la progression des stades.

Photo : Variété FRUCTIDOR  (semis du 04/10/18) - St Hilaire le 07/05/19
Le stade méiose n’est pas encore atteint.

C’est un risque qui reste à suivre, même si dans tous les cas, il n’y a jamais de catastrophe généralisée. Au-delà du froid, les altérations de la méiose sont liées à des phénomènes complexes (rayonnements faibles, sécheresse, carence en cuivre, génétique de la variété), ce qui rend le phénomène quasiment imprévisible.

Il faudra dans tous les cas attendre la floraison pour réaliser un diagnostic fiable.

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