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CEREALES / Fiche adventice : le coquelicot (papaver rhoeas)

09 novembre 2011

Très répandus, les coquelicots figurent parmi les adventices les plus facilement reconnaissables à la moisson grâce au rouge vif de leur fleur qui les caractérise. Fréquents et abondants depuis longtemps, les coquelicots ont une préférence pour les sols argilo-calcaires et calcaires.

Sommaire :

► Description
► Lexique botanique
► Biologie
► Ecologie/habitat
► Nuisibilité
► Situations aggravantes
► Mesures préventives
► Mesures curatives en cultures

Les coquelicots ont une production de semences élevée. Les graines sont persistantes dans le sol, ce qui rend l’espèce quasi-indifférente aux effets du travail du sol. L’utilisation des herbicides et un choix judicieux de cultures dans la rotation sont la base de la lutte contre cette famille d’adventice, certes jolie, mais nuisible.
Plusieurs espèces se rencontrent communément dans nos parcelles : Papaver rhoeas, ou coquelicot « ordinaire », le plus répandu, mais aussi Papaver argemone ou encore Papaver dubium. Cette fiche n'aborde que le cas de Papaver rhoeas.

Description


Le coquelicot est une plante annuelle, dicotylédone, appartenant à la famille des Papaveracées. D’une hauteur de 30 à 60 cm, il présente une tige dressée, ramifiée et hérissée. Le système racinaire est superficiel. Le limbe, lancéolé, peut présenter sur la plante adulte des formes variables (lobé, denté), augmentant la difficulté de reconnaissance. Les confusions sont fréquentes avec la capselle bourse à pasteur (Capsella bursa pastoris). Dès l’apparition de la 4e feuille, c’est la petite incision caractéristique qui permet la différenciation avec la crucifère.
Les fleurs sont rouge vif uni. à maturité, le fruit (que les botanistes appellent la « capsule ») libère des petites graines par milliers.

Lexique botanique

- Plante annuelle : cycle végétatif inférieur à un an. Ne fleurit qu’une fois.
Limbe : partie élargie de la feuille.
Lancéolé : en forme de fer de lance. 
- Lobe : division de la feuille qui n’atteint pas le milieu du limbe. 
- Feuille pétiolée : qui possède un support rattachant la feuille à la tige.

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Biologie

- Périodes de levée préférentielle :
la germination a lieu à l’automne et en hiver (entre septembre et décembre) et coïncide avec les cultures d’hiver (céréales à paille, colza). Il n’y a pas de germination estivale.
- Profondeur optimale de levée : superficielle, entre 1 et 2 cm.
- Persistance du stock semencier : persistant. Le taux annuel de décroissance est estimé entre 35 et 55 %. Certaines études ont montré des viabilités supérieures à 50 % après un séjour de 6 ans dans le sol. Le labour est donc peu opérant pour épuiser la viabilité des graines formant le stock.
- Période de floraison : mai à juillet. 
- Production grainière : en fonction des milieux et de la compétition culture/adventice, les données oscillent entre 20 000 et 130 000 graines/plante.
- Dormance : les graines ne germent pas dans les semaines qui suivent leur production (donc courant juillet). Le froid automnal et hivernal va participer à lever la dormance.

Ecologie/habitat

Le coquelicot se rencontre sur tous les types de sols et montre une prédilection pour les sols argilo-calcaires et calcaires (craie de Champagne par exemple).

Nuisibilité

Gêne à la récolte

Concurrence/rendement

Dégradation de la qualité
    

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Situations aggravantes

- Le non-travail du sol peut favoriser sa multiplication (concentration des graines produites en surface).
à l’opposé, enfouir les graines par le biais d’un labour améliore leur conservation dans la sol.
- Un contrôle insuffisant en culture reconstitue rapidement le stock semencier, du fait de la forte production de graines.
 


Mesures préventives

► Limiter la production de graines et l'installation des coquelicots



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Mesures curatives en cultures

► Lutte chimique : une nécessité pour lutter contre le coquelicot

 De nombreux produits sont disponibles sur céréales à paille : au stade jeune, Allié Star Sx, Mextra, Brennus Plus, Foxpro D +, l’isoproturon sont efficaces. à des stades plus avancés, Primus, Mextra, les spécialités à base de metsulfuron-méthyl contrôlent très bien le coquelicot.
En colza, le contrôle se joue en prélevée. Il est donc plus délicat, d’autant que la pression croît. Colzor Trio et Novall offrent les meilleures efficacités. En post-levée précoce (stade "rayonnant"), l’efficacité du Novall est encore améliorée. Les programmes à base de napropamide fournissent également des résultats intéressants. Les solutions à base d’inhibiteurs de l’ALS annoncées pour 2012 ne sont valables que si elles intègrent Novall ou le quinmérac.

► Lutte mécanique : intervenir sur coquelicots au stade plantule

 • Herse étrille et houe rotative : les plages d’intervention sont très courtes à l’automne, des conditions sèches en surface sont requises. Les réglages d’outil (herse notamment) doivent rechercher le meilleur compromis entre la destruction de l’adventice et le respect de la culture en place. Il faut proscrire les interventions en présence importante de débris. Néanmoins, les efficacités attendues sont supérieures, par rapport aux graminées.
• Bineuse : plusieurs modèles existent (socs, dents, étoiles qui travaillent l’inter-rang ou doigts souples en complément sur le rang). C’est un bon complément de rattrapage dans le cas de cultures à écartement large, prédisposées pour la technique comme le colza.

 Avec du côté vert : efficacité bonne/présence peu pénalisante - Du côté rouge : efficacité médiocre/présence pénalisante    

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