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Nouvelles valeurs seuils en phosphore olsen pour les sols de craie Messagerie Nord

Fertilisation phosphatée : les teneurs seuils réactualisées en sols de craie et cranettes

11 février 2021

Les valeurs seuils en phosphore Olsen établies en 1993 sur la base des travaux du Comifer*, puis régionalisées par ARVALIS viennent d’être révisées en sols de craie et assimilés.

En France, trois méthodes sont utilisées pour mesurer la teneur en phosphore du sol selon les régions et les laboratoires d’analyse : les méthodes Olsen, Joret-Hébert et Dyer. Chaque méthode utilise son propre réactif pour extraire le phosphore soluble dans la solution du sol et la fraction adsorbée sur sa phase solide. Ces deux éléments permettent d’estimer le phosphore disponible pour les plantes.

La méthode Olsen, plus récente, est de plus en plus utilisée. Elle présente l’intérêt d’être adaptée à tous les types de sol et de mieux estimer la biodisponibilité du phosphore pour les cultures. Les méthodes Joret-Hébert et Dyer, plus anciennes, sont à réserver aux sols neutres à basiques pour la première, et aux sols non calcaires pour la seconde.

Différents seuils d’interprétation selon la méthode d’analyse

La méthode de raisonnement de la fertilisation phosphatée proposée par le Comifer repose sur quatre critères : l’exigence de la culture, le passé récent de fertilisation, la restitution ou non des résidus du précédent et la teneur en phosphore du sol.

Deux valeurs de teneur seuil sont associées à cette méthode afin de pouvoir interpréter les analyses de terre et proposer un conseil de fumure :
• T impasse : Teneur au-dessus de laquelle la suppression de fumure n’entraîne pas de chute significative de rendement,
• T renforcé : Teneur au-dessous de laquelle il est nécessaire d’apporter une dose de fumure supérieure aux exportations de la culture.

Ces deux valeurs ont été établies par type de sol, pour chaque classe d'exigence en phosphore des cultures et pour les trois méthodes d’analyse, grâce à la valorisation par le Comifer d’un réseau national d’essais de longue durée.

De nouvelles références pour les sols de craie

Pour les sols de craie, les valeurs seuils ont été définies selon la méthode Joret-Hébert, qui correspond à la méthode d’analyse historique des essais conduits dans ce contexte. Ces valeurs ont ensuite été estimées pour la méthode Olsen à l’aide d’un coefficient empirique permettant de passer d’une méthode à l’autre.

En 2020, dans le cadre du Comifer, un grand nombre de données d’analyses de terre comparant des valeurs de P2O5 extrait avec les méthodes Joret-Hébert et Olsen pour les sols de Champagne-Ardenne ont été rassemblées grâce au concours de Vivescia, Cérésia, Soufflet et les laboratoires AUREA et LDAR. L’analyse de ces données a permis d’améliorer l’estimation du coefficient de passage entre les deux méthodes pour les sols de craie et cranettes du nord de la France. Ce nouveau coefficient a conduit in fine à la révision des seuils d'impasse et de renforcement de P2O5 Olsen pour ce type de sol (tableaux 1 et 2).

Pour les autres types de sol, en revanche, aucune modification de la valeur de ce coefficient – et donc des valeurs seuils - n’est justifiée.

Tableau 1 : Teneurs seuils (en mg/kg ou ppm de terre fine) en phosphore et potassium pour les types de sols rencontrés en Champagne-Ardenne

Tableau 2 : Teneurs seuils (en mg/kg ou ppm de terre fine) en phosphore et potassium pour les types de sols rencontrés dans les Hauts-de-France

*Comifer : Comité français d’étude et de développement de la fertilisation raisonnée

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