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Epandeur d’engrais dans une parcelle de blé dur à floraison pour le dernier apport d’azote en mai 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Fertilisation azotée des céréales : doit-on réaliser un dernier apport ?

06 mai 2021

Comme toute stratégie de fractionnement de la fertilisation azotée, un dernier apport est prévu sur céréales. Dans le contexte de sécheresse actuel, il est nécessaire d’adapter la conduite.

En absence d’outil de pilotage (non disponibilité ou domaine de validité de l’outil non respecté en raison du manque d’eau après le dernier apport d’azote), le complément de dose totale envisagé peut être appliqué sans restriction dans les situations où le risque de perte de potentiel est inférieur à 10 %. 

Dans ces situations, le maintien d’un apport tardif facilitera la compensation au retour des pluies et permettra d’assurer une teneur en protéines correcte.

Dans les situations les plus difficiles, la réduction pourra être portée à 30-40 kg N/ha.

Dans les situations intermédiaires, le complément prévu peut être réduit de 15 à 20 kg N/ha.

Surveiller les pluies

Dans tous les cas, un apport est à engager seulement si des prévisions de pluie sont annoncées, des précipitations de 15 mm étant nécessaires pour assurer une bonne valorisation des engrais azotés.

En cas d’utilisation d’outil de pilotage, veiller à respecter les conditions d’utilisation recommandées dans le contexte de l’année.

Les essais ARVALIS révèlent la capacité de la céréale à valoriser un apport d’azote jusqu’à début épiaison (lorsque l’épi commence à sortir de la gaine).

Quand apporter l’engrais azoté ?

Il est toujours possible de corriger une carence en azote jusqu’à la fin de la montaison des céréales. La plante a la capacité de convertir cet azote à la fois en grains et en protéines, sous réserve de cumuler une pluviométrie suffisante suite à l’apport d’engrais (15 mm dans les 15 jours).

Entre épiaison et floraison, la réponse à un apport d’engrais se traduit par une augmentation de la teneur en protéines des grains, mais le rendement ne progresse pas autant que lorsque l’apport est réalisé à montaison.

Après épiaison, en conditions favorables, la culture continue d’absorber de l’azote.

Après floraison, les composantes de rendement impactées par l’azote (nombre d’épis et nombre de grains) sont fixées. Passé ce stade, un apport d’azote ne permettra pas de rattraper le potentiel de rendement perdu sous l’effet d’une carence azotée.

Tableau 1 : Valorisation de l’apport d’azote en fonction de la date et du secteur

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