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Comment décider d'un apport d'azote sur céréales à paille conduites en bio ?

04 mars 2021

L’apport d’engrais azotés organiques issus du recyclage sur céréales conduites en agriculture biologique (AB) n’est pas toujours rentable. Trois critères aident à la décision : le reliquat sortie d’hiver (RSH), l’état du peuplement et le salissement.

En agriculture biologique, la nutrition des cultures repose principalement sur une approche système : introduction de légumineuses, apports réguliers de composts et de fumiers pour entretenir le stock de matière organique du sol et sa capacité de minéralisation sur le moyen – long terme. Le respect de ces grands principes n’exclut pas la possibilité de recourir également à des apports d’engrais riches en azote, qui agissent à plus court terme, tels que des engrais à base de sous-produits animaux (PAT) ou des vinasses de mélasse concentrée de sucrerie. Le raisonnement de ces apports est même particulièrement important pour assurer la rentabilité économique des systèmes céréaliers qui ne disposent pas d’effluents d’élevage ; il doit être adapté à la situation de chaque parcelle.

Une rentabilité dépendante du contexte

Une synthèse réalisée par la Chambre d’agriculture d’Île-de-France, à partir d’une centaine de situations provenant d’essais fertilisation azotée du blé en AB conduits par différents organismes de toute la France, montre que les apports d’engrais azotés (90 kg N/ha dans les essais) en AB sont économiquement intéressants dans seulement 30 à 60 % des situations selon le prix de ces engrais et le prix de vente du blé. Le choix de l’engrais organique impacte peu son efficacité, contrairement au contexte dans lequel est réalisé l’apport.

Trois indicateurs d’opportunité technique

La synthèse d’essais a permis de mettre en évidence plusieurs facteurs qui expliquent la variabilité de l’efficacité de ces apports : l’importance du RSH, l’état du peuplement, le salissement et les conditions météorologiques (tableau 1).

Les apports sont d’autant mieux valorisés quand les conditions pédoclimatiques favorisent la minéralisation de l’azote organique et qu’ils sont effectués sur une parcelle propre où le peuplement est capable d’absorber l’azote, alors que le RSH est faible (azote limitant pour la culture).

A noter que le RSH est considéré comme faible en dessous de 40-50 kg N/ha et qu’il est élevé au-delà de 80-100 kg N/ha.

Tableau 1 : Classification des facteurs favorables ou défavorables à la valorisation des apports d’engrais organiques

Par conséquent, les apports présentent généralement peu d’intérêt derrière légumineuse pluriannuelle. Ces critères permettent de prioriser les parcelles afin de privilégier les apports là où ils sont le plus susceptibles d’être bien valorisés.

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