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Maladies des céréales

Préparer les programmes fongicides 2010

01 janvier 2010

Pour protéger la culture en cours de végétation au gré du scénario climatique de l’année, l’élaboration du programme prévisionnel fongicide se base sur la nuisibilité moyenne attendue dans la région et le prix du blé. 

Pour bâtir son programme prévisionnel de lutte contre les maladies, il est important d’appréhender précisément la sensibilité variétale afin de raisonner au mieux la dépense à engager. Pour cela, les propositions de programmes développées dans les pages qui suivent sont adaptées au contexte parasitaire probable de chaque région, mais aussi à la sensibilité de la variété choisie. Elles sont basées sur une analyse régionale pluriannuelle des dégâts liés aux maladies par variété et sur les résultats des différentes expérimentations d’évaluation des produits et de test en programme d’ARVALIS-Institut du végétal. 

Quel investissement fongicide envisager ?

Optimiser l’utilisation des intrants est un exercice difficile, tant le nombre d’inconnues est grand au moment où la décision est à prendre (conditions climatiques, prix du blé et des intrants). À titre de repère, la dépense fongicide moyenne sur blé tendre s’établit à 77 €/ha en 2008 et 2009 selon BASF Agro.

Le prix actuel du blé (octobre 2009) est aux alentours de 11 €/q. Les différentes hypothèses de prix permettent d’estimer la dépense à envisager en fonction de la pression de maladie attendue (tableau 1). Pour une nuisibilité attendue de 20 q/ha sur variété très sensible, la dépense fongicide idéale s’échelonne entre 46 et 71 €/ha pour un prix du blé entre 9 et 16 €/q.

Ces repères ne valent que pour les pertes occasionnées par les maladies foliaires, c’est-à-dire principalement septoriose et rouille brune. Si d’autres risques, comme le piétin verse, l’oïdium ou la fusariose venaient s’y ajouter, la dépense devra évoluer en conséquence (+15 à 30 €/ha). D’une manière générale, il y a intérêt à gérer les risques spécifiques au plus juste.

En effet, pour ces maladies, l’investissement est parfois élevé pour un retour économique souvent faible. De même, en cours de saison, il faudra prendre en compte les conditions réelles de développement des maladies. Les programmes bâtis en morte-saison seront donc ajustés en cours de campagne, à la hausse ou à la baisse, pour s’adapter au risque observé.

Dépense fongicide optimale théorique sur blé en fonction de la pression parasitaire attendue et sous 8 hypothèses du prix du quintal (102 essais 2005 à 2009).

  

Le premier traitement

En cas de piétin verse : dans la grande majorité des situations, les souches sont résistantes au prochloraze. On privilégiera les associations de plusieurs produits intégrant du boscalid ou du prothioconazole, complétées par du cyprodinil ou du prochloraze.

Sur septoriose, les triazoles sont proposés de préférence associés avec du prochloraze ou du chlorothalonil pour renforcer leur efficacité. Le chlorothalonil doit être utilisé en traitement préventif. 

Le deuxième traitement

En complément des triazoles, les strobilurines peuvent trouver leur place en T2, du stade dernière feuille au stade épiaison, pour contrôler la rouille brune principalement. En cas d’adjonction de strobilurine, la dose proposée est de 0,2 à 0,3 l/ha. 

Le traitement de floraison

Si l’on souhaite privilégier le rendement, une association triazole + strobilurine pourra être proposée à la fl oraison, avec 0,2 à 0,3 l/ha de strobilurine.

Attention, pas de strobilurine en T3 pour toutes les situations agronomiques où le risque fusariose est avéré et pour lesquelles l’objectif de qualité sanitaire est prioritaire. Il faut utiliser un triazole anti-fusarium seul.

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