En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Les exploitations agricoles face au contexte 2012

Etat des lieux et marges de manœuvre pour regagner en rentabilité

01 janvier 2010

La baisse des aides PAC rend les exploitations de grandes cultures plus vulnérables dans des contextes économiques difficiles. Des marges de manœuvre techniques existent pour regagner en rentabilité et être plus robustes aux aléas climatiques et économiques.

Face aux nouvelles modalités de la PAC qui entreront progressivement en vigueur dès 2010, les exploitations agricoles de grandes cultures n’ont pas d’autre alternative que de réagir. Selon une simulation d’ARVALIS-Institut du végétal sur 13 exploitations - types représentatives des exploitations françaises de grandes cultures, le Bilan de Santé se traduira en moyenne en 2012* par une baisse de 22 % du niveau d’aides PAC par rapport au versement 2008. Ceci représente une diminution des marges nettes de 65 à 105 €/ha (fig. 1) selon le système de culture, avec un impact sur la rentabilité d’autant plus important que la marge nette initiale est basse.

Il existe encore des marges de manœuvre pour maintenir ou faire évoluer le niveau de rentabilité.

Au-delà des décisions politiques, la rentabilité dépend du prix de vente des cultures et du prix d’achat des intrants, soumis à de fortes fluctuations. Sur le même panel d’exploitations, les marges nettes après bilan de santé ont été recalculées pour un contexte économique dit  « optimiste » (prix de vente 2007 et prix des intrants 2008) et un « pessimiste » (prix de vente 2005 et prix des intrants 2009). Alors que l’impact du bilan de santé paraît anodin en contexte « optimiste », il est plus inquiétant en contexte « pessimiste ».

Sur la ferme « Beauce Irriguée » par exemple, la marge nette de 414 €/ha en 2008 passe, à contexte économique égal, à 322 €/ha avec l’application du bilan de santé. Mais elle varie de + 901 €/ha à – 31 €/ha selon le contexte économique simulé !



Marges nettes en situation simulée bilan de santé 2012 - Baisse en €/ha par rapport à la situation 2008.

  


Les producteurs n’ayant que très peu de latitude sur les prix, les exploitations les moins vulnérables sont celles qui adopteront des stratégies optimisées de valorisation du parc matériel, et des itinéraires techniques bien raisonnés, en conservant une stratégie cohérente.

Même si de nombreux efforts ont été produits depuis 1992, il existe encore des marges de manœuvre pour maintenir ou faire évoluer le niveau de rentabilité. Selon les statistiques de l’échantillon « blé tendre » du réseau CER France, l’écart du total des charges/ha entre la moyenne du groupe et l’échantillon d’exploitations « performantes » atteint près de 200 €/ha (fig. 2). Le potentiel de gain est de 100 à 140 €/ha €/ha en charges de mécanisation, et de 20 à 40 €/ha en charges opérationnelles.

Les marges de manœuvre sont différentes d’une exploitation à l’autre, d’une région à l’autre, et selon le niveau d’optimisation initial. Dans l'étude sur les fermes-types, trois leviers ont été re-explorés : les adaptations d’assolement, l’optimisation des charges de mécanisation, et l’amélioration de l’efficience des intrants (voir dossier).



Répartition des charges à l'hectare, cas du blé tendre. Moyenne (à droite) et "20% meilleurs" (à gauche).

 

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10