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Jeunes semis de blé dur en Ile de France Messagerie Centre / Ile-de-France

Et si on semait du blé dur en février ?

23 janvier 2019

Le manque de pluies à l'automne a bousculé le calendrier des semis de céréales dans certaines parcelles, impliquant de les reporter au printemps 2019. L’implantation de blé dur peut être envisagée dans ces situations.

Une culture qui trouve son intérêt en sol profond ou irrigué

Le principal frein du développement du blé dur au printemps, outre la diminution du potentiel dû au raccourcissement du cycle, est le risque important de stress hydrique durant la phase de remplissage des grains. Ce frein peut être levé avec de l’irrigation ou limité en sol profond bien pourvu en eau.

Les écarts de rendement entre blé dur d’hiver et de printemps sont en moyenne (références pluriannuelles) de 10 q/ha en sol profond irrigué mais peuvent être très variables (en fonction de l’année, de la date de semis, de la qualité d’implantation…).

Il est important de noter que le blé dur de printemps présente l’avantage non négligeable de ne pas être sensible aux attaques de mosaïques et que les maladies racinaires s’y développent moins.

Certaines variétés sont plus adaptées aux semis de printemps

Nulle nécessité d’adaptation variétale, le blé dur est foncièrement une culture de printemps, c’est-à-dire qu’il n’a aucun besoin de vernalisation, contrairement à la majorité des variétés de blé tendre. Toutes les variétés sont donc adaptées à cette conduite mais certaines sont plus performantes que d’autres. Dans notre région, nous pouvons constater les bons résultats d’Anvergur et de Casteldoux dans la synthèse pluriannuelle des variétés au printemps ci-dessous (2 essais par an).

Figure 1 : Comportement pluriannuel des variétés au printemps en région Centre – 2015-2017

Vigilance sur la date de semis et la qualité d’implantation

De par son cycle plus court, le blé dur de printemps possède moins de capacité de tallage ; afin d’obtenir un peuplement épis/m² suffisant, la densité de semis devra être plus élevée (tableau 1). La date de semis est fonction de l’état de ressuyage des parcelles. Le plus tôt est le mieux, pourvu que l’implantation soit de qualité, avec un optimum entre le 1er et le 25 février. La situation actuelle devrait nous permettre d’effectuer des semis dans de bonnes conditions et sans difficultés dès début février.

Tableau 1 : Nombre de grains à semer au m2 selon la date de semis et le type de sol pour le blé dur de printemps

Pour le reste de la conduite culturale, le blé dur semé au printemps permet l’économie du régulateur de croissance mais il est plus exposé aux attaques de rouille brune, le cycle étant décalé. Par ailleurs, les stratégies de protection sont les mêmes. Comme évoqué précédemment, les besoins en irrigation sont généralement plus élevés.

La fertilisation azotée pourra se faire en trois apports, un premier (50 U) entre le semis et 2 feuilles, le dernier apport adapté à la variété (40 à 80 U) au stade dernière feuille étalée et le complément pour atteindre la dose totale au stade épi 1 cm. Le blé dur de printemps peut bien entendu être piloté grâce aux outils de pilotage (pince N-Tester par exemple avec un témoin sur fertilisé).

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