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Ergot du seigle Maladie des céréales

Ergot du seigle : attention aux alcaloïdes

17 janvier 2013

L’ergot du seigle peut affecter toutes les graminées. Les contaminations des parcelles proviennent soit des sclérotes présents dans le sol, soit de lots de semences contaminés. Les pertes de rendement sont faibles. En revanche, l’ergot peut contenir de fortes teneurs en alcaloïdes préjudiciables à la santé humaine.

L’ergot du seigle est un champignon qui peut affecter toutes les graminées. L’infection commence par la production de sclérotes sur les épis d’une graminée, par exemple le blé. Le champignon détourne alors les sucres produits par la plante à son propre profit pour produire ses formes de conservation, qui vont tomber au sol ou être récoltées avec l’ensemble des grains. Les sclérotes tombés au sol, cas le plus fréquent, peuvent se conserver pour une durée de deux ans dans la parcelle et contaminer de nouveaux épis. La contamination d’une parcelle de graminées par l’ergot du seigle peut provenir également d’un lot de semences contenant des grains contaminés.

La germination des sclérotes présents dans le sol se produit au moins d’avril. Les périthèces situés sur les têtes d’apothécie libèrent des ascospores qui vont contaminer le blé ou toute autre céréale au stade floraison. L’ascospore, libérée par la pluie et dispersée par le vent, va contaminer une fleur et se développer au niveau des pièces florales en utilisant les sucres produits par la plante. S’ensuit alors la production d’un miellat au niveau de la fleur, riche en sucre et en spores. Ce miellat peut se propager vers d’autres graminées soit par effet « splashing » de la pluie, soit via les insectes volants qui le transportent de fleur en fleur.

La nuisibilité de l’ergot du seigle d’un point de vue quantitatif est en général assez faible. Le préjudice est essentiellement qualitatif. L’ergot contient des alcaloïdes qui, en grandes quantités, peuvent être dangereux pour la santé humaine. En effet, ils perturbent l’alimentation des tissus ce qui se traduit par des nécroses plus ou moins graves. Au Moyen-Age, les populations qui consommaient régulièrement de l’ergot souffraient de nécroses sévères de leurs membres et de fortes brûlures. A l'instar des fusarioses des épis capables de produire des mycotoxines comme le DON, l'ergot du seigle fait parti des maladies surveillées de près par les autorités sanitaires.

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1 commentaires 18 janvier 2013 par RICHARD

Merci pour ce film très didactique.