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Une bineuse au travail dans une parcelle de blé tendre - variété Renan Les fiches du contrat de solutions

Développer l’usage du désherbage mécanique

07 février 2019

Dans le cadre du contrat de solutions, une proposition met en avant la nécessité de développer les techniques de désherbage mécanique afin de limiter le recours aux herbicides sur les cultures.

Pour toutes les filières, il s’agit de combiner les désherbages chimique et mécanique afin de diminuer le nombre de passages du pulvérisateur, et la quantité de produits herbicides appliqués, voire de s’en affranchir.

Déploiement actuel et envisagé du désherbage mécanique

Actuellement, le déploiement de la solution est moyen à faible. Avec la part croissante de conduites en agriculture biologique, on estime que l’utilisation des bineuses selon les cultures varie aujourd’hui entre 0 et 40 %.

L’essor de cette technique peut être lié à différents facteurs :
- le développement de l’agriculture biologique,
- la disponibilité en produits herbicides utilisables,
- le développement des technologies de précisions (moins de fatigue liée à la conduite et/ou augmentation du débit de chantier…).

Le suivi du déploiement par l’achat d’équipements pourra être fait via une base nationale de suivi, gérée par un organisme centralisateur.

Impact potentiel de la solution
• -25 % à -50 % d’herbicides dans les situations où l’on maintient une approche mixte (désherbage mécanique et chimique).
• -0,5 IFT par passage mécanique : en tenant compte des écarts d’efficacité, on peut compter qu’un passage d’outil pour un désherbage mécanique équivaut en moyenne à un demi-passage chimique, soit une économie de 0.5 IFT par passage à concurrence d’épuisement des IFT herbicides.
• +10 €/ha au minimum. 
• 3 fois plus de temps de travail.

Un surcoût variable et des efficacités à confirmer

La solution implique l’achat d’un outil supplémentaire au pulvérisateur, davantage de passages qu’un traitement chimique, et un débit de chantier plus faible. Les surcoûts sont très variables suivant la situation initiale considérée et la manière dont le désherbage mécanique est mis en œuvre. Les itinéraires combinés (mécanique et chimique) ou tout mécanique peuvent avoir un surcoût à minima de 10 à 20 €/ha pour un temps passé au moins 3 fois plus élevé (vs tout chimique).

L’efficacité du désherbage mécanique est variable par rapport au désherbage chimique. Souvent il est jugé insuffisant pour les plantes très développées et les vivaces.

De plus, pour la réussite de la solution il conviendra d’être vigilant sur les points suivant :
- la sécurité et la santé au travail,
- le bilan carbone et environnemental défavorable,
- le risque de plantes toxiques (à éliminer manuellement avant récolte, tolérance 0 en légumes d’industrie).

Pour en savoir plus, téléchargez la fiche « Développement du désherbage mécanique ».

Le contrat de solution en bref
Le contrat de solutions est le fruit de l’engagement de 40 partenaires du secteur agricole. Il traduit leur volonté d’amplifier et accélérer la diminution de l’usage des produits phytosanitaires mais aussi d’intégrer les innovations combinées proposées par la R&D, la technologie, l’agronomie, les démarches de filière, le conseil et la formation, tout en continuant à assurer un haut niveau de sécurité alimentaire. Le premier contrat proposé en juillet 2018 se décline en 36 solutions matures et déployables à court et moyen terme, avec des soutiens adaptés. Chaque solution fait l’objet d’une fiche qui décrit « l’état des lieux, la réduction envisagée, les freins à lever, le déploiement dans le temps, et les engagements des filières. »
Ce contrat sera enrichi tous les 6 mois par de nouvelles solutions et l’évaluation des actions identifiées avec un suivi des indicateurs de déploiement. Ces résultats seront présentés aux Parlementaires et aux ONGE et associations de consommateurs intéressées.

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5 commentaires 09 février 2019 par MARET

je pense que l agriculture de conservation est a étudier de pré car le résonnement semble se tenir lorsque l on observe les différentes vidéo proposé mais le travail va augmenter avec plus d agronomie

09 février 2019 par GAYOT

je pense que la recherche doit nous permettre de trouver des herbicides plus respectueux pour l'environnement car tout ne peut pas se regler par des passages mecaniques ce qui obligera l'agriculteur a travailler davantage d'heures pour au final avoir une retraite de misere

09 février 2019 par BIGARD

Bel enfumage médiatique, premier point inefficacité pour toutes les adventices sur le rang comme dit plus haut , deuxième point le graminées adventices hôtes intermédiaires entraînant une présence accrue d'ergot et le risque pour la santé qui en découle passé sous silence . Tout cela dans le seul but de suivre une mode et un dogme mis en place par des bobos qui se mêlent de tout sauf de ce qui les touche de près et ont des avis sur tout mais surtout sur ce qu'ils ne connaissent pas !

09 février 2019 par CLOGENSON

Désherbage mécanique en conventionnel est une utopie pour l'avoir testé et avoir pourri mes terres de Ray Gras cela peu se concevoir peut être pour un rattrapage de printemps après un désherbage chimique d'automne . Dans tout cela ou en est la recherche que fait l' INRA à part dénigrer les phyto qu"ils nous on conseillé durant ced 40 dernières années ! Et nos revenus vous y pensez !!!!!! Patrick

08 février 2019 par PARYSECK

Les ray grass et vulpains,( pour ne citer qu'eux) qui sont présents sur le rang ne seront pas détruits par un désherbage mécanique. Il faudra donc traiter, et pas avec une demie dose, donc on ne gagne rien a investir dans une herse étrille. En conventionnel, cette solution n'en est pas une !!! et les autre .....?