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Désherbage de prélevée du maïs Messagerie Sud-Ouest

Désherbage du maïs : adapter les doses et les associations en prélevée

18 avril 2019

Pour maintenir une gamme herbicides diversifiée en maïs, la gestion des graminées en prélevée doit passer par un raisonnement plus fin du choix des produits et de leurs doses d’emploi.

La prélevée reste la base des programmes de désherbage en maïs dans le Sud-Ouest de par son intérêt sur les flores de graminées estivales.

Sur ce créneau, le s-métolachlore est fréquemment utilisé pour son efficacité sur ce type de flore et la persistance qu’il apporte par rapport à d’autres types de matières actives. Il est important de noter que, dès cette campagne, ses conditions d’utilisation recommandées par la société Syngenta évoluent, en vue de pérenniser la présence de cette molécule dans la gamme des herbicides maïs et sorgho. Ces recommandations sont également relayées par Phyteurop, Protex et Sapec Agro concernant leurs spécialités. Dans ce contexte, les firmes recommandent de limiter la dose maximale de s-métolachlore sur maïs grain et fourrage à 1000 grammes de substance active par hectare (tableau 1).

Tableau 1 : Détails des recommandations d’utilisation des produits à base de s-métolachlore

Bien que ces recommandations n’aient à ce jour aucune obligation légale, il n’en demeure pas moins vrai que la durabilité du désherbage du maïs, notamment la gestion des graminées en prélevée, doit passer par un raisonnement plus fin du choix des produits et de leurs doses d’emploi.

Des alternatives pour réduire la dose d’utilisation du s-métolachlore

Depuis plusieurs années, ARVALIS met en place des essais afin d’évaluer l’efficacité de différentes solutions alternatives permettant de réduire le recours aux herbicides de la famille des chloroacétamides (figure 1).

Néanmoins, dans les situations à forte pression en graminées estivales, notamment sur des parcelles à teneur en matière organique élevée, il peut s’avérer nécessaire de mettre en œuvre des doses supérieures d’antigraminées racinaire de groupe K3, sans dépasser les doses actuellement homologuées, en alternant les substances actives (s-métolachlore, dmta-P, pethoxamid) ou en les associant.

Figure 1 : Pistes de travail pour réduire l’usage d’herbicides de la famille des chloroacétamides

Bien que leur efficacité soit souvent insuffisante sur graminées deux mois après le traitement, plusieurs solutions alternatives montrent une bonne efficacité un mois après application (tableau 2). Ces résultats sont compatibles avec l’efficacité attendue de la prélevée dans le cadre d’une stratégie combinant prélevée puis postlevée.

Il est également possible d’envisager un positionnement de ces herbicides en postlevée précoce, ce qui permet d’optimiser la gestion de la dose en assurant une meilleure concordance entre la période de sensibilité de la culture et la période de levée des adventices.

Tableau 2 : Efficacités des associations en prélevée à T+30 jours et T+60 jours selon la cible (P.S.D = Panics, Sétaires, Digitaire)

Dans le cadre du réseau Sud-Ouest, des programmes modulant des doses de chloroacétamides, dont le s-métolachlore, sont évalués depuis 2011 (tableau 3). Là où l’efficacité globale est satisfaisante, cela implique dans notre secteur que l’efficacité sur graminées estivales est également satisfaisante. Il en ressort que, soit en postlevée précoce, soit en double passage, des possibilités existent. Il conviendra cependant d’adapter la stratégie au complexe floristique des parcelles, pour éviter une dérive de coût. Certaines des stratégies présentées, parmi les plus onéreuses, sont à réserver à une pression forte de graminées estivales et/ou à des dicotylédones difficiles avec des levées échelonnées.

Tableau 3 : Efficacité et coût de différentes stratégies de protection

Pour conclure, on peut retenir que la gamme des herbicides maïs demeure encore relativement diversifiée pour que chaque situation trouve sa solution, sous réserve d’effectuer le diagnostic des besoins réels à la fois en termes de flore qu’en termes de positionnement optimal des traitements.

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