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Parcelles d’essais variétés de blé Blé tendre

Des variétés bio majoritairement d’origine européenne

21 décembre 2017

Actuellement, la plupart des variétés de blé tendre bio évaluées en France proviennent d’Europe, et notamment d’Autriche, d’Allemagne et de Suisse. Les inscriptions françaises en AB devraient augmenter d’ici les prochaines années.

Les variétés françaises inscrites en conventionnel les plus intéressantes vis-à-vis de leurs résistances aux maladies et de leurs teneurs en protéines sont testées en bio. Fructidor, Nogal, Rubisko… ont ainsi intégré les variétés AB.

Depuis 2012, des variétés spécialement dédiées à l’agriculture biologique ont été inscrites en France. Mais leur nombre reste à ce jour très limité. Pour rappel, Skerzzo et Hendrix sont les deux variétés inscrites par cette voie.

Le débouché meunier domine les marchés

Le principal marché pour le blé bio français est le débouché meunier, ce débouché étant rémunérateur. Vient ensuite le marché fourrager avec des variétés BP/BPS productives suivi par un débouché biscuit, marché encore de niche malgré une demande forte.

Les variétés de type BAF composent une part importante du débouché meunier en AB.

Tous les ans, la meunerie donne un avis sur les variétés conseillées, les classant en deux catégories, Variétés Recommandées par la Meunerie (VRM) et Blés Pour la Meunerie Française (BPMF), les dernières propositions pour les blés adaptés à l’agriculture biologique sont rassemblées dans le tableau 1.


Tableau 1 : Les recommandations de la Meunerie française pour les semis de l'automne 2017

*Les VRM sont une sélection restreinte de variétés de blés qui, utilisées pures, sont aptes à produire un pain français d’excellente qualité
**Les variétés «
 BPMF » sont des blés que la meunerie peut utiliser en mélange pour la panification. Elles rassemblent les VRM et d’autres variétés utilisables en mélange par la meunerie.

Une sélection AB encore très minoritaire

Les principaux acteurs de la sélection en Agriculture Biologique sont en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Par exemple, le système d’inscription autrichien permet l’évaluation de nouvelles variétés dans les conditions de l’Agriculture Biologique depuis 2002. En France, l’INRA a été le premier sélectionneur à inscrire des variétés dédiées à ce marché. Mais d’autres obtenteurs français devraient dans les années à venir proposer également à l’inscription des variétés avec des profils correspondants aux attentes de l’AB. Un système d’inscription CTPS spécifique AB existe depuis 2010. Une procédure en 2 ans qui permet de montrer l’intérêt d’une variété par rapport aux variétés témoins en AB en France en parallèle de son évaluation en conventionnel. L’avantage de cette procédure est d’obtenir une description complète des caractéristiques des variétés testées et d’éviter un certain nombre d’écueils lors de sa mise en terre (sensibilité rouille jaune par exemple).

La CISAB, une commission inter-sections du CTPS dédiée, vient d’être créée afin de favoriser l’inscription de variétés répondant aux besoins de l’agriculture biologique.

Un réseau d’évaluation variétale national

Un réseau de criblage variétal existe depuis le début des années 2000. Ce réseau, qui regroupe de nombreux partenaires, est animé par l’ITAB, avec l’appui d’ARVALIS – Institut du végétal.

Chaque année, environ 35 essais sont synthétisés selon 4 zones : Nord-Est, Bassin parisien - Centre, Ouest et Sud.

Retrouvez tous ces résultats ainsi que les fiches variétés blé en téléchargement gratuit sur le site de l’ITAB.

Participez au colloque Grandes cultures bio le 22 novembre à LyonOrganisé par l’ITAB avec la collaboration de l’ISARA et d’ARVALIS notamment, ce colloque scientifique aborde la thématique des performances de systèmes de culture innovants en grandes cultures bio : comment les évaluer ? Quels sont les résultats observés ? Il s’appuie en grande partie sur les travaux menés dans une dizaine de dispositifs expérimentaux de longue durée, testant des systèmes innovants en AB (Réseau RotAB).
Pour en savoir plus !

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1 commentaires 19 mai 2018 par VAN HOORNE

la proteine n est pas payer aux producteurs elle est partager au revenu globale de la cooperative. les variétées trops sensibles maladies peu de rendement sans phyto la faute au chercheurs qui doivent faire tourner les firmes. les agriculteurs sont les coupables pour l opinion public les pollueurs ont ne peu plus voir un pulvé pourtant c est moi qui paye les factures a quand les variétées sans phytos

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