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Fente de retrait dans le sol d’une parcelle de céréales à montaison suite au déficit hydrique observé en avril et mai 2021 en Aquitaine Messagerie Nord-Aquitaine

Déficit hydrique : une situation préoccupante pour les céréales

12 mai 2021

Les dernières pluies ont été insuffisantes pour alimenter correctement les céréales en montaison. Cette sécheresse qui s’accentue ne sera pas sans conséquence sur les potentiels de rendement.

En sols superficiels, le stress hydrique courant montaison a affecté en premier lieu la montée à épi (proportion de talles qui produiront un épi fertile). Dans les situations hydriques les plus défavorables, le cumul de déficit hydrique depuis le stade 2 nœuds atteint aujourd’hui plus de 100 mm (carte 1). A ces niveaux de déficit, l’impact devient très fort et va aussi affecter la fertilité épis (régression des épillets extrêmes, avortement des fleurs centrales) ; ainsi que le niveau de biomasse. Le nombre de grains par m² sera fortement touché.

En 2011, année de référence en terme de sécheresse printanière, le nombre d’épis avait été réduit de 20 %, et le nombre de grains par m², de l’ordre de 30 % en sol superficiel (Issigeac, argilo-calcaire superficiel).

La perte finale de potentiel dépendra des conditions de remplissage (températures et pluies de fin mai / début juin) qui pourraient compenser en partie cette perte au niveau du poids de mille grains (PMG). Mais les dégâts occasionnés aux plantes sont suffisamment importants pour limiter ces possibilités de compensation.

Carte 1 : Déficit hydrique de 2 nœuds au 30 avril 2021 (semis 1er novembre 2020), dans un sol à 60 mm de réserve utile

Dans les sols plus profonds, la situation devient également préoccupante. Le déficit hydrique peut dépasser les 60 mm dans de nombreux secteurs (carte 2).

Carte 2 : Déficit hydrique de 2 nœuds au 30 avril 2021 (semis 1er novembre 2020), dans un sol à 120 mm de réserve utile

Cependant, la perte de biomasse reste modérée, et surtout le niveau global de cette biomasse est sensiblement plus élevé, garantissant encore une bonne capacité de compensation. Dans ces situations, le nombre de grains par m² sera aussi affecté dans une moindre mesure ; et la météo de fin de cycle sera primordiale pour limiter le niveau de perte et permettre un bon niveau de PMG.

D’autres facteurs peuvent avoir un impact sur le niveau de stress : les conditions d’implantation et d’enracinement, les pluies cumulées au printemps, les éventuelles irrigations et la plus ou moins bonne valorisation des apports d’azote déjà réalisés.

Figure 1 : Positionnement de l’année 2021 en pluies et températures pour la période du 1er mars au 1er mai – station de Bergerac CDM (24)

Il faudra aussi prendre en compte l’effet du froid qui, avec deux vagues successives courant avril, a pu affecter le nombre de grains par épi. L’impact est variable selon la précocité des cultures, l’espèce et le secteur.

Participez à l’enquête pour estimer ces dégâts suite aux épisodes de gel du 5 au 9 avril 2021 sur les céréales à paille dans le Sud-Ouest, et pour identifier les facteurs les plus déterminants,

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