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Deux hommes dans une parcelle de blé pour évaluer le potentiel de rendement en mai 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Déficit hydrique : quels impacts sur les potentiels de rendements ?

06 mai 2021

Avec la sécheresse actuelle, une perte de potentiel de rendements est envisageable en céréales dans les situations à risque.

Dans les situations hydriques les plus défavorables, comme les boulbènes superficielles non irriguées, le cumul de déficit hydrique entre 2 nœuds et le 30 avril 2021 atteint aujourd’hui 80 à 120 mm.

Carte 1 : Cumul de déficit hydrique dans un sol à 60 mm de réserve utile

Pour un déficit supérieur à 60 mm, l’impact devient fort et se traduit par une perte de biomasse à floraison.

Si les pluies n’interviennent pas significativement dans les prochains jours, les cultures continueront de se dégrader et cela aura un impact sur le nombre de grains par m². La perte finale de potentiel dépendra des conditions de remplissage (températures et pluies de fin mai / début juin) qui pourraient compenser en partie cette perte de grains (+/- 10 % lié au Poids de Mille Grains).

Mais les dégâts occasionnés aux plantes dans certaines situations sont suffisamment importants pour limiter ces phénomènes de compensation. On peut donc craindre aujourd’hui une perte de rendement dans ces situations critiques.

Une situation agronomique identique (même sol, même variété, même date de semis) ayant reçu 40 mm à ce jour (entre le 30 avril et le 3 mai) verra sa perte de potentiel réduite.

Dans les sols plus profonds, le déficit cumulé ne dépasse pas à l’heure actuelle 40-60 mm.

Carte 2 : Cumul de déficit hydrique dans un sol à 120 mm de réserve utile

La perte de biomasse reste modérée, et le niveau global de cette biomasse est sensiblement plus élevée, garantissant encore une bonne capacité de compensation. Dans ces situations, le potentiel de rendement initial peut être considéré comme préservé, d’autant que les niveaux de développement en début de montaison étaient sur une tendance plutôt favorable (excepté en zone d’hydromorphie conséquente).

On peut ainsi résumer les risques de perte de potentiel :

Tableau 1 : Perte de potentiel de biomasse à floraison prévisible au 30 avril 2021

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