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Fauche de premier cycle Messagerie Grand-Est

Déconfinez les faucheuses, les premières coupes se profilent

23 avril 2020

Les prairies les plus précoces (en particulier de vulpins) ont déjà largement commencé à épier et leur fauche « très précoce » est à envisager dès que possible.

Avec encore des gelées matinales la semaine dernière, des amplitudes de températures très élevées (jusqu’à 23°C sur une seule journée), la persistance d’un vent d’Est et l’absence de précipitations depuis le 11 mars, la croissance journalière de l’herbe reste limitée depuis près de 2 semaines aux alentours de 50 kg MS/ha.

Le repère des 600 degrés-jours depuis le 1er février est atteint sur l’ensemble de la région, avec près de 2 semaines d'avance par rapport à la moyenne de ces 20 dernières années. Le déprimage des parcelles de fauche tardive doit être arrêté.

La croissance actuelle de l’herbe permet encore un maintien des niveaux de chargement de l’ordre de 30 à 35 ares/UGB.

Les parcelles les plus précoces (vulpins) ont déjà largement commencé à épier et leur fauche « très précoce » est à envisager dans les prochains jours. Elle permettra de réaliser des stocks d’excellente qualité et, surtout, de bénéficier de repousses conséquentes pour le deuxième cycle. Pour rappel, en fonction du niveau de chargement, il est indispensable de consacrer de 20 à 50 % de la surface récoltée en fauche précoce.

Quelques points clés à respecter pour garantir la qualité du fourrage récolté et limiter les pertes

- Faucher le matin dès la disparition de la rosée pour profiter d’un temps d’exposition maximal aux rayons du soleil.

- Respecter une hauteur de fauche minimale de 7-8 cm pour éviter que le fourrage ne soit plaqué au sol. Cela permet d’une part de limiter l’incorporation de terre, et donc les risques butyriques, et d’autre part de faciliter la reprise.

- Afin d’assurer une bonne conservation, viser un taux de matière sèche de 30 à 35 % en ensilage de prairies permanentes ou temporaires de graminées et 40 à 45 % pour des prairies de légumineuses pures. En cas d’enrubannage, un taux de 50 à 60 % de MS au pressage limitera les risques sanitaires et garantira la qualité protéique du fourrage.

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