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blé dur à maturité Génétique

Blé dur : de nouvelles méthodes de sélection variétale

21 février 2012

En blé dur, depuis les années 1970, la sélection génétique a permis un gain de rendement de 0,49 q/ha chaque année. Pour maintenir ce progrès,  de nouvelles méthodes peuvent être utilisées, comme la sélection assistée par marqueur.

Actuellement, il faut 11 ans pour sélectionner et multiplier une nouvelle variété : 2 ans pour rechercher les meilleures lignées parentales à l’origine du croisement, 7 ans pour stabiliser les descendants et 2 ans pour que la variété créée soit inscrite au catalogue après dépôt auprès du CTPS et qu’elle soit officiellement commercialisée. Pour réduire ce pas de temps, de nouvelles méthodes de sélection peuvent être utilisées. Il s’agit de s’appuyer sur des sources de variabilités génétiques pour le caractère à améliorer (tolérance aux maladies, rendements, qualité…) afin de répondre aux besoins de l’agriculteur et du marché.

Quelles sources de variabilité génétique utiliser ?

Certains des ancêtres du blé dur présentent des caractéristiques intéressantes pour les variétés élites d’aujourd’hui (résistances aux maladies principalement). Pour mettre en évidence le gène d’intérêt, on utilise des marqueurs génétiques : il s’agit de petites séquences chromosomiques connues et facilement identifiables par analyse laboratoire. Ces marqueurs sont utilisés comme des balises. Grâce à des analyses statistiques, certaines balises sont associées au caractère. On peut alors les utiliser pour introduire la séquence chromosomique d’intérêt dans du matériel élite.

Le croisement peut avoir lieu entre la lignée ancêtre (qui possède la balise du caractère intéressant) et la lignée élite. A chaque génération, le matériel végétal est trié par la présence/absence de la balise. La nouvelle lignée élite intégrant le gène est alors obtenue au bout de 6 ans environ. Cette sélection assistée par marqueur permet ainsi un gain de temps d’environ 50% par rapport aux méthodes actuelles mais aussi est plus fiable et reproductible à l’infini.

Cette méthode est en passe d’être utilisée pour développer des variétés de blé dur résistantes  à la mosaïque et à la fusariose et améliorer la qualité technologique.


Graphique 1 : Hausse du rendement des céréales dû au progrès génétique (source PA 2010)

Le rendement moyen du blé dur en France est passé de 60 q/ha en 1975 aux alentours de 75 q/ha en 2010. Les experts estiment que ce rendement dépassera les 80 q/ha d'ici 2020.

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