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Semis de céréales en 2017 en Bourgogne Franche Comté Messagerie Bourgogne / Franche-Comté

Date de semis du blé tendre : diversifier les situations sur l'exploitation

28 septembre 2017

Notre région connaît de plus en plus des conditions climatiques aléatoires. Dans ce contexte, mieux vaux échelonner les dates de semis en choisissant des variétés aux précocités différentes afin de répartir les risques liés à la météo.

En effet, semer trop tôt fait partie des erreurs dont les conséquences peuvent être lourdes : dégâts de gel d’épis sur les variétés très précoces à montaison, risque de verse et de développement des maladies sur les variétés les plus sensibles, contamination des plantes par des virus transmis par des pucerons et des cicadelles.

En revanche, semer trop tard est le plus souvent lié à des conditions climatiques limitantes. Néanmoins, c’est aussi s’exposer à des risques vis-à-vis du mode d’élaboration du rendement, tels que le gel hivernal, ou l’échaudage en fin de cycle.


Figure 1 : Date de semis par variété


* Les semis peuvent débuter 5 jours plus tôt dans les situations tardives ou d’altitude.
( ) nouveautés 2017 à confirmer

Semer à la bonne densité selon les conditions

La densité optimale ne dépend pas de la variété. La densité de semis, ou nombre de grains/m² implantés, sera définie selon la date de semis et l’état du sol de chaque parcelle. En effet, plus le semis est tardif et/ou plus les conditions de sol sont médiocres, plus la densité de semis sera revue à la hausse. Attention, une trop forte densité engendre des dépenses supplémentaires en semences mais également en protection contre la verse et les maladies.

La maîtrise des intrants commence par la dose de semis. Contrairement à certaines idées reçues, les peuplements objectifs de sortie d’hiver sont identiques, quelle que soit la variété. Une variété à faible tallage épis n’a pas à être semée plus drue. Par contre, les types de sol et l’état du lit de semences induisent des taux de pertes et des coefficients de tallage différents dont il faudra tenir compte pour le calcul de la dose de semis.

Figure 2 : densité de semis selon les conditions d'implantation et la date de semis

La dose en kg/ha

Une fois que l’objectif de nombre de grains/m² est déterminé, il est à corriger en fonction de la faculté germinative. Celle-ci est en général de plus de 95% en semences certifiées (norme commerciale 85%) mais peut chuter en semences de ferme. Il reste alors à convertir les grains/m² en kg/ha en tenant compte du poids de mille grains (PMG) variable entre variétés mais aussi d’une année à l’autre. Attention, une différence de 3 g dans la détermination du PMG se traduit par une différence moyenne de 10 kg de semences/hectare.

En semences de ferme, il est recommandé d’être particulièrement vigilants sur le PMG puisque beaucoup de petits grains peuvent être mélangés à de gros grains.

La dose en kg/ha = PMG * ng grains/m² / 100

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