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Tracteur avec un broyeur dans une parcelle de moutarde, en train de détruire de la culture intermédiaire Interventions de sortie d’hiver

Cultures intermédiaires : le mode de destruction dépend de l’espèce implantée

19 février 2015

Si les couverts sont parfois détruits avant la saison froide, pour des raisons agronomiques et réglementaires, il est fréquent d’intervenir en sortie d’hiver, en vue notamment d’un semis de maïs. Panorama des modes de destructions possibles.

Avant de choisir une méthode de destruction des cultures intermédiaires, la fixation de la date de cette opération résulte déjà d’un compromis : le couvert doit avoir eu le temps de jouer son rôle sans dégrader le potentiel de la culture suivante par épuisement des ressources du sol.

Pour une culture intermédiaire destinée à protéger le sol de l’érosion hivernale, une destruction tardive en sortie d’hiver se justifie. C’est le cas, avant un maïs, dans un sol léger qui peut être travaillé au printemps. Le maintien d’un couvert au-delà du mois de novembre est plus difficile dans les sols argileux (plus de 35 % d’argile), en particulier s’ils sont labourés. Il convient de se référer à la directive nitrates applicable dans chaque département et aux éventuelles dérogations possibles.

Un couvert développé est plus facile à détruire

Le choix du mode de destruction impose de prendre en compte la sensibilité du couvert (tableau 1). Que ce soit par le gel, le roulage, un travail superficiel voire un broyage, un couvert bien développé est plus facile à détruire. Autre intérêt : il entre en forte concurrence avec les adventices et les repousses.

Tableau 1 : Mode de destruction : s’adapter à l’espèce

Sensibilités des espèces de couverts à différents mode de destruction.

Certaines espèces sont touchées par le gel de façon quasi systématique comme le niger et le tournesol. Quant à la moutarde, elle exige, pour disparaître à 100 %, des températures de -5 à -10°C selon son stade de développement. La phacélie est encore plus difficile à détruire par le gel. Et sur les repousses de céréales d’hiver, le colza fourrager ou le trèfle incarnat, le gel n’est pas vraiment efficace.

Concernant le broyage, il est adapté à presque toutes les situations sauf si le sol est trop humide et peu portant. En sortie d’hiver, lorsque le sol n’est pas encore très bien ressuyé et en l’absence de forte gelée, le broyage est l’opération la moins difficile à mettre en œuvre, mais attention aux risques de compaction d’une partie de la surface du sol.

Travail superficiel ou labour selon les cas

Un travail du sol superficiel convient également, avec un débit de chantier satisfaisant. Une humidité du sol « limite » peut avoir des conséquences sur l’implantation de la culture qui suit, notamment en non labour (mottes, lissages…). Dans ce cas, il faut saisir les courts créneaux adaptés (sol gelé, attendre que le sol soit ressuyé) ou choisir une autre technique moins dépendante de l’humidité du sol.

En cas de labour, l'intervention doit être positionnée peu de temps avant le semis de maïs. Au préalable, il est nécessaire de détruire la culture intermédiaire, idéalement en février, avec le passage d’outil (broyeur, déchaumeur…).

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