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Herbicides

Comment réduire leurs doses sans risque ?

05 juillet 2010

La moitié des échecs de désherbage sont liés à des problèmes techniques : mauvais dosage, oubli d’adjuvants, produits non adaptés à la flore… Pourtant, une bonne stratégie de traitement peut amener à utiliser des doses plus faibles que la dose homologuée, tout en visant un objectif de propreté maximale.

Bien connaître les adventices présents et l'efficacité spécifique des herbicides

En premier lieu, le choix d’un produit adapté à la flore présente dans la parcelle offre une source importante de réduction de doses. Tous les herbicides sont homologués sur un spectre couvrant plusieurs mauvaises herbes. La dose d’homologation représente une surdose pour certaines adventices du spectre, tout autant qu’une sous-dose pour d’autres. Néanmoins, chaque herbicide possède un point fort, c’est-à-dire une adventice sur laquelle il fonctionne particulièrement bien à moindre dose.
Par exemple, Foxpro D+, un antidicotylédones homologué à 2,5 l/ha, est très efficace sur véronique dès 1 l/ha, voire à 0,5 l/ha sur véronique jeune. En revanche, sur coquelicot, il n’est vraiment efficace qu’à la dose de 2 l/ha.
Sur graminées, la réduction des doses est plus délicate. Certaines graminées, comme le ray-grass ou le brome, exigent de fortes doses pour être détruites. De leur côté, vulpin et pâturin peuvent justifier des adaptations de doses, sans mettre en péril l’objectif de 100 % d’efficacité.

Pour jouer sur ce levier, il faut connaître aussi bien le cortège floristique de ses parcelles que l’efficacité des herbicides sur chaque adventice. Ce deuxième point constitue un élément essentiel des travaux d’ARVALIS – Institut du végétal. Seule cette connaissance précise permet de choisir les produits efficaces à moindre dose par cible et de les associer si le mélange n’est pas interdit. Toutes les dicotylédones des céréales d’hiver peuvent ainsi être gérées par des mélanges judicieux entre plusieurs spécialités. Par exemple, pour un cortège classique de véronique feuille de lierre, matricaire, pensée, coquelicot, éventuellement quelques crucifères (capselle…) à des stades jeunes (2 feuilles par exemple), une association Foxpro D+ 0,65 l + Primus 0,07 l peut être une solution. Brennus + à 0,8 l + Allié 15 g en est une autre. Tout dépendra de l’espèce majeure, et à problème, à contrôler.

Sur adventice jeune, l’effort est moindre

Un traitement sur une adventice jeune peut renforcer la réduction de la dose herbicide, en particulier dans les parcelles où la pression des adventices est raisonnable. Les traitements précoces sont d’autant plus conseillés qu’en plus de leur fonction de « nettoyage », ils protègent le potentiel de la culture et évitent la production de graines qui viendront gonfler le stock semencier de la parcelle. L’époque de traitement est donc un élément stratégique. Dans une parcelle où la pression des adventices est historiquement forte, un traitement d’automne est indispensable pour éviter des surcoûts de désherbage en sortie d’hiver. Dans ces situations, une application au printemps parfait le travail en détruisant ce qui reste.
Une fois le programme de désherbage établi, encore faut-il traiter dans les meilleures conditions pour baisser la dose sans perte d’efficacité. Les conditions et les techniques d’application constituent un autre pilier de la réussite du désherbage.


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