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Comment intégrer une CIVE d’hiver dans les systèmes maïsicoles du Sud-Ouest ?

01 juillet 2021

Sur la plateforme SYPPRE Béarn, deux systèmes de culture innovants incluent une CIVE d’hiver, introduite soit entre deux maïs dans une monoculture, soit entre le soja et le maïs dans une succession de deux ans. Retour en vidéo sur les performances de ces systèmes comparées à une monoculture de maïs avec mulch, que ce soit au niveau technique, économique ou environnemental.

La productivité moyenne des CIVE sur cinq ans est de 6,6 t MS (matière sèche) /ha pour la CIVE implantée entre deux maïs, et de 7,15 t MS/ha pour la CIVE implantée après le soja. Cette légère différence de productivité s’explique par l’implantation plus précoce d’une CIVE après un soja par rapport à un maïs. Le rendement des CIVE d’hiver est en général assez stable, sauf en cas d’accident climatique particulier, comme par exemple le gel d’épi.

Implanter rapidement la CIVE et choisir un maïs plus précoce

Afin de limiter les coûts de production et d’implanter rapidement la CIVE après la récolte de la culture précédente, l’itinéraire technique doit être le plus simple possible : implantation, fertilisation azotée en sortie d’hiver et récolte sont les seules opérations culturales nécessaires.

Sur la plateforme, la récolte de la CIVE s’effectue entre fin avril et fin mai, en fonction des conditions climatiques. La date de semis du maïs est donc reculée par rapport à celle de la monoculture servant de référence. Pour assurer une récolte du maïs en octobre, et avec des humidités raisonnables, les variétés implantées après une CIVE sont choisies plus précoces. Cela entraîne une perte de potentiel sur le maïs de l’ordre de 13 %.

CIVE d’hiver : des bénéfices multiples

Lorsque les débouchés et les prix de vente sont intéressants, il en ressort un gain de marge nette sur la production annuelle. Plus largement, l’implantation d’une CIVE offre de nombreux bénéfices environnementaux tels qu’une diminution de production de gaz à effet de serre par unité d’énergie produite, le stockage de carbone supplémentaire et la production d’une énergie renouvelable.

La chaleur et l’humidité qui caractérisent le climat béarnais sont tout à fait propices à la production de deux cultures en un an. Les CIVE d’hiver sont donc une véritable opportunité pour les exploitations maïsicoles qui ont accès à un débouché.

A chaque plante ses atouts
Pour les CIVE d’hiver, la productivité est principalement portée par des graminées. Elles ont l’avantage d’être très productives en fin de cycle et assez souples au niveau de la date de semis. Dans les mélanges, les légumineuses, lorsqu’elles sont présentes, fournissent des services complémentaires tel que l’apport d’azote via les racines. Certaines espèces, comme la vesce, augmentent le pouvoir couvrant des mélanges, ce qui offre une meilleure maîtrise du salissement sous le couvert. D’autres espèces sont également étudiées, comme la moutarde d’Ethiopie qui pourrait structurer les mélanges par son port vertical robuste.

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