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Décider de traiter contre la septoriose Ce mois-ci dans Perspectives Agricoles

Comment décider d’une intervention contre la septoriose ?

18 avril 2019

Jean-Yves Maufras, expert en maladies des céréales à paille chez ARVALIS, nous donne quelques repères pour évaluer le risque septoriose sur blé et adapter la stratégie de lutte en conséquence.

Perspectives Agricoles : Comment évaluer le risque à la parcelle ?

Jean-Yves Maufras : La présence de l’inoculum de septoriose est d’abord observée sur les feuilles les plus âgées « F6 » et « F7 », qui finissent par dépérir et n’ont pas d’incidence sur le rendement. La maladie progresse ensuite de feuille en feuille, à la faveur des pluies, par effet « splash ». De fait, s’il pleut aux alentours du stade « premier nœud », le risque sera plus marqué. S’il n’y a pas de pluie à la montaison au début du printemps, la septoriose reste en bas des plantes. Des pluies en fin de printemps entraîneront une apparition tardive de la maladie sur le haut des plantes.


P.A. : Comment s’assurer de la présence de la maladie ?

JY.M. : Les symptômes de septoriose peuvent être confondus avec des nécroses provenant d’un dysfonctionnement physiologique ou de conséquences météorologiques. Il faut donc bien les distinguer. Utiliser si nécessaire une loupe de poche pour reconnaître les pycnides, organes reproducteurs contenant les spores, présents sous forme de points noirs. En cas de doute, placer des feuilles dans une bouteille en plastique fermée avec quelques gouttes d’eau, pendant 24 heures à température ambiante, afin d’observer si un développement de pycnides se produit.


P.A. : Quelle stratégie de lutte faut-il adopter ?

JY.M. :
Le deuxième traitement, dit « T2 », intervenant entre les stades « dernière feuille pointante » et « dernière feuille étalée », voire « épiaison », est aujourd’hui le pivot incontournable de la protection contre la septoriose. Il repose sur des produits associant une triazole et un SDHI, avec ou sans chlorothalonil.
Si la maladie ne progresse pas trop vite en début de montaison, il convient de retarder, autant que possible, le premier traitement « T1 » (tout en réduisant la dose au fil des jours de report). L’objectif est d’atteindre le moment du « T2 » en s’étant passé du premier traitement. La dose à utiliser au « T2 » dépendra alors de la présence plus ou moins importante de septoriose et pourra être légèrement renforcée en l’absence de « T1 ».
Un dernier traitement « T3 », protégeant également contre la fusariose des épis si besoin, pourra éventuellement intervenir si des pluies tardives le justifient.


P.A. :
Comment déterminer la date d’intervention ?

JY.M. : Le déclenchement des traitements peut se faire par observation visuelle : à partir de « deux nœuds », traiter quand 20 % des feuilles d’une parcelle sont atteintes. Commencer par observer la variété la plus sensible. Si elle n’est pas touchée, il n’est a priori pas nécessaire de traiter les autres parcelles. Toutefois, en présence de septoriose, le traitement des autres variétés ne peut être systématique et doit être raisonné selon la situation de chaque parcelle, par variété et par date de semis. On utilisera utilement des outils d’aide à la décision qui faciliteront également le positionnement des éventuels « T1 » et « T3 ».

Pour accéder à l’intégralité du numéro, rendez-vous sur le site de Perspectives Agricoles.

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