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Lutter contre l’acidification des sols Messagerie Ouest

Chauler uniquement quand c’est nécessaire

11 avril 2019

La pratique du chaulage doit répondre uniquement à un besoin identifié par l’analyse de terre. Le recours systématique aux apports d’amendements basiques peut conduire à des augmentations de pH excessives et, par conséquent, à de sérieuses déconvenues.

Pour la grande majorité des cultures (céréales, maïs, prairies temporaires…), le maintien du pHeau dans la gamme 6 – 6,5 avec le chaulage d’entretien permet de s’affranchir de tout problème lié à l’excès d’acidité.

Les rendements sont à leur optimum ainsi que la disponibilité de l’ensemble des éléments minéraux indispensables aux cultures (N, P, K, oligo-éléments…)

Ne pas dépasser un pHeau de 6,5 dans les sols riches en matière organique !

Des risques de carence parfois sévères en oligo-éléments (manganèse notamment) sont à craindre dans certains sols, en particulier les sols limono-sableux riches en matière organique, au-delà d’un pHeau de 6,5. Dans les parcelles à pH trop élevés, il devient même très difficile de maîtriser les carences en manganèse (cf photo).

Un pH trop élevé en sols de limon augmente également fortement le risque de piétin-échaudage, maladie devenue endémique dans notre région.

Si des symptômes de carence en manganèse ou de piétin échaudage ont déjà été observés, il faut veiller à ne pas dépasser le seuil de 6,5. Au-delà de ce niveau de pHeau, l’arrêt du chaulage est même recommandé !


Un chaulage excessif peut conduire à un risque de carence élevé.

Depuis les années 90, la remontée du pH a été importante (cf tableau 1). Cette évolution est le reflet des bonnes pratiques agronomiques mises en place par les agriculteurs : couverts d’interculture, maîtrise de la fertilisation azotée, répartition des effluents d’élevage… ce qui a permis de réduire sensiblement le lessivage des nitrates et limiter ainsi l’acidification des sols. Par ailleurs, de nombreuses références expérimentales ont montré que les effluents d’élevage contribuent le plus souvent à limiter l’acidification.

Tableau 1 : Evolution du pHeau en Bretagne

Source : base de données analyse de terre

La mesure du pHeau est incontournable

Le pHeau avec la CEC Metson constituent les indicateurs de base pour caractériser le statut acido basique d’un sol et permettre la définition d’une stratégie de correction (cf brochure chaulage du COMIFER).

La mesure régulière du pHeau tous les 4-5 ans est indispensable pour gérer au mieux le chaulage. Le suivi régulier du pH reste la seule méthode utilisable pour prendre en compte les effets des pratiques agricoles et des apports d’effluents d’élevage.

Au cours de l’année, le pHeau varie de 0,5 point en moyenne : il baisse au printemps et en été et remonte en automne et en hiver. Il est donc souhaitable de conserver la même période de prélèvement, de préférence à l’automne où cette mesure est plus stable et la mieux référencée dans les essais.

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