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feuilles de blé avec pustules de rouille jaune, forte attaque Messagerie Pays de la Loire

Céréales : vigilance sur la septoriose et les rouilles

23 avril 2015

Dans certains secteurs, les précipitations en fin de semaine dernière pourraient avoir favorisé les contaminations de septoriose et ont été bénéfiques au développement des rouilles sur blé et orge. Intervenir si possible avant le nouvel épisode de pluie prévu ces jours-ci.

Beaucoup de blés atteignent désormais le stade « dernière feuille pointante ». Les plus précoces sont au stade « dernière feuille étalée ».

Septoriose : une pression encore modérée mais vigilance pour les variétés sensibles

Actuellement, des symptômes de septoriose sont visibles sur F4 ou F5 définitives selon la date de semis et la sensibilité variétale. Mais attention, les pluies de la fin de semaine dernière ont été très variables selon les secteurs (1 à 20 mm). Selon leur intensité, elles ont pu provoquer des contaminations sur les étages supérieurs. Sur les variétés très sensibles avec des pluies contaminatrices, la maladie pourrait commencer à apparaître sur la F3 définitive.

Retrouvez en vidéo les principaux symptômes caractéristiques de la maladie
et les seuils à avoir en tête pour piloter les interventions.


Rouilles : des conditions à risque

Le climat est très favorable à leur développement : pluies de fin de semaine dernière, rosée matinale, températures… Des pustules (rouille brune ou rouille jaune) peuvent être observées sur F3 du moment pour les variétés sensibles.

Adapter la protection foliaire à la situation

Observer l’évolution des maladies sur vos parcelles, notamment les rouilles.

Risque septoriose, absence de rouilles

Variétés peu sensibles
Seuil d’intervention : 50 % des F4 définitives présentent des symptômes.

Tant que ce seuil n’est pas atteint, attendre le stade « dernière feuille étalée » pour intervenir. Ce stade survient environ 10 jours après le stade « dernière feuille pointante », soit courant semaine prochaine à début mai dans la plupart des situations. Attendre que la dernière feuille soit totalement étalée pour positionner le fongicide, sinon elle ne sera pas bien protégée. Pour les parcelles les plus précoces, actuellement à « dernière feuille étalée », intervenir avant les pluies prévues en fin de semaine.

Dans les secteurs qui ont bénéficié de pluies significatives le week-end dernier (Vendée, nord Loire Atlantique), le niveau de septoriose pourrait justifier une protection foliaire en 2 traitements, avec un T1 à réaliser cette semaine avant les pluies si vos observations confirment la présence de septoriose sur F4 définitive (ou F3 déployée du moment pour les parcelles qui sont à « dernière feuille pointante »).

Variétés sensibles
Seuil d’intervention : 1 plante sur 4 présente des symptômes sur la F4 définitive

Pour les blés au stade « dernière feuille pointante », le T1 peut être positionné cette semaine avant les pluies annoncées. Une seconde intervention devra être réalisée 10 à 15 jours plus tard, après le stade « dernière feuille étalée » afin de protéger la dernière feuille.

Risque rouille jaune

Blés entre le stade 1 nœud et 2 nœuds avec présence de pustules : intervenir même en l’absence de septoriose avec un triazole efficace (enveloppe de 20 €/ha environ). Plus que le produit et la dose, c’est le délai entre 2 interventions qui est important. Les produits ne dépassent pas 20 jours de protection dans les cas de forte pression comme 2014.

Blés entre « 3 nœuds et DFE » avec intervention prévue : veiller à ce que les produits choisis aient une base de triazole efficace sur rouille jaune, éventuellement complétée avec une strobilurine pour le traitement à « dernière feuille étalée ».

Risque rouille brune

La résistance variétale à la rouille brune est très efficace. Intégrer le risque rouille brune uniquement dans les situations à risque (variétés sensibles).

À partir de nœuds, intervenir dès l’observation de pustules de rouille brune sur l’une des 3 dernières feuilles déployées, ceci, indépendamment de la tolérance de la variété à la septoriose.

Maladies des orges : attention à la rouille naine

Les orges d’hiver arrivent au stade « sortie des barbes ». Dans la plupart des situations, l’état sanitaire est actuellement bon sur cette espèce, permettant cette année la mise en œuvre de stratégies à 1 seul fongicide. Toutefois, le climat est actuellement très favorable au développement de la rouille naine. Il est donc recommandé de positionner le T2 ou le Traitement Unique avant les pluies annoncées.

Ne pas confondre les symptômes de taches brunes

Sur certaines variétés d’orges d’hiver, on a pu observer des petites nécroses très foncées qui sont typiques des réactions d’hypersensibilité de l’orge, à ne pas confondre avec de l’helminthosporiose. L’hypersensibilité est une réaction d’autodéfense de la plante face à l’arrivée d’un pathogène : elle isole ce dernier en nécrosant ses propres cellules végétales, empêchant ainsi son développement. Dans ce cas, la tache reste de petite taille et on n’observe aucune fructification à la loupe (diagnostic à réaliser après incubation de feuilles d’orges durant 24 h en atmosphère humide).

Retrouvez toutes les préconisations de lutte contre les maladies dans le Guide Choisir et décider – interventions de printemps 2015.
Complétez l’observation en utilisant le Baromètre Maladies blé tendre, accessible gratuitement.

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