En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Vue d’une parcelle de blé tendre proche stade épi 1 cm Messagerie Hauts-de-France

Céréales : stades épi 1 cm annoncés avec quelques jours d’avance

11 mars 2021

L’automne, relativement doux et pluvieux jusqu’en décembre, a permis aux céréales de bien se développer. Malgré les baisses de températures en janvier et février, les cultures se portent plutôt bien sur la région. Le stade épi 1 cm est prévu proche de la médiane, voire légèrement en avance.

Douceur à l’automne et pluies importantes accompagnées de gel cet hiver

Les cumuls de températures entre le 1er octobre et début mars sont supérieurs à la médiane, malgré une répartition variable et parfois par à-coups, surtout sur le mois de février. Après quelques années sans gel significatif, l’hiver 2020-2021 en a connu plusieurs épisodes tout au long du mois de janvier, et surtout du 7 au 14 février. Les températures ont atteint -7 à -9°C selon les secteurs. Entre ces périodes de gel, les températures ont fait le grand écart avec des remontées brutales, surtout fin février. Ce pic est à l’origine d’un flash de minéralisation tardif qui se traduit par de l’azote disponible pour les cultures dans l’horizon de surface.

Quant aux cumuls de pluie, ils sont également supérieurs à la médiane, avec un excédent observé surtout sur les mois de décembre et janvier à l’origine d’une période de drainage plus tardive qu’habituellement. L’azote et le soufre ont pu subir des phénomènes de lixiviation, entraînant ces éléments minéraux en profondeur.

Figure 1 : Relation entre cumul de températures (en °C) et de précipitations (en mm) entre le 1er octobre 2020 et le 1er mars 2021 - Station météo de Glisy-Amiens (80)

Figure 2 : Températures et pluies journalières entre le 1er décembre 2020 et le 7 mars 2021 – Station météo de Glisy-Amiens (80)

Quelles conséquences sur les cultures en sortie d’hiver ?

Des reliquats azotés moyens à faibles

Cette année, les reliquats de sortie d’hiver (RSH) sont moyens à faibles, très proches de 2020, inférieurs à 2019 et supérieurs à 2018 (année où les RSH étaient particulièrement faibles).

La lixiviation de l’azote a été importante cette année, mais elle a été compensée par des conditions climatiques favorables à la minéralisation, à l’automne mais aussi en février.

A noter une tendance liée à la date de réalisation des reliquats en pleine période de lessivage, qui a pu conduire à des écarts importants entre date de prélèvements (mais aussi en fonction du rendement du précédent).

Peu d’impact du gel

Malgré quelques craintes suite aux épisodes de gel, les céréales d’hiver se portent bien à la reprise de végétation. On observe peu de dégâts en plaine sur blé et orge d’hiver, hormis des pertes de feuilles ou des décolorations. Les seules situations problématiques concernent quelques parcelles d’orges de printemps semées à l’automne (et ponctuellement quelques blés ou orges d’hiver) qui ont parfois gelé dans des situations aggravées par des phénomènes d’hydromorphie et/ou de désherbages agressifs sensibilisant la culture. Le seuil de 150-200 plantes viables par m² pour les orges de printemps peut servir d’indicateurs pour déterminer la nécessiter de retourner ou non la parcelle.

Des parcelles plutôt propres

Les désherbages d’automne ont plutôt bien fonctionné grâce à des conditions climatiques favorables (hygrométrie, températures). Le gel hivernal a également permis d’assainir la situation. Les parcelles sont globalement propres avec toujours quelques situations qui restent problématiques et très sales.

Pas d’urgence du côté de la rouille jaune

Il est trop tôt pour se prononcer concernant le risque maladies dont il faudra se préoccuper à partir du début de la montaison. L’indice climatique Yello indique un risque rouille jaune plutôt faible, inférieur à l’année dernière. La période de gel a permis d’abaisser le risque (figure 3). Rappelons qu’une grande majorité des variétés de blé cultivées dans la région présente un bon niveau de résistance à la rouille jaune.

Figure 3 : Indice du risque rouille jaune issu du modèle Yellow pour un semis de blé au 20 octobre – station météo de Glisy aérodrome (80)

La zone jaune visualise l’expression potentielle de symptômes en situations à risque (variétés sensibles…).

Un stades épi 1 cm annoncés avec quelques jours d’avance par rapport à la médiane

Compte tenu des conditions climatiques depuis le semis, les simulations de stade au 10 mars prévoient l’arrivée du stade épi 1 cm légèrement en avance de 2 à 4 jours par rapport à la médiane, mais moins précoce que l’année dernière (tableau 1).

La majorité des semis a été réalisée en bonnes conditions autour du 20-25 octobre et le stade épi 1 cm est prévu autour du 22 - 30 mars selon les situations.

Pour les semis plus tardifs du mois de novembre, les stades épi 1 cm sont attendus début avril.

Pour les rares semis précoces réalisés cette année, les premiers stades épi 1 cm pourraient apparaître dès la mi-mars.

Tableau 1 : Estimation du stade épi 1 cm (modèle prévisionnel au 10/03/2021 ARVALIS - Institut du végétal)

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10