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enrouleur et canon dans une parcelle de blé dur en fin de montaison en 2021 en Poitou-Charentes Messagerie Poitou-Charentes

Céréales : se tenir prêt à irriguer si nécessaire

01 avril 2021

Alors que le temps se réchauffe, les céréales atteignent le stade montaison, avec des besoins en eau qui augmentent. Dans ce contexte où les réserves en eau des sols s’amenuisent, se pose la question de démarrer l’irrigation. Le point sur les différentes situations rencontrées sur le terrain.

Depuis le 20 février, les pluies ont été très discrètes : les cumuls varient entre 15 et 35 mm au mieux selon les situations. Jusqu’à présent, les céréales étaient encore peu développées et leur croissance, freinée par les températures fraîches de mars, est restée assez modérée. De ce fait, leur consommation a été couverte par les stocks d’eau du sol.

De multiples situations

Pour les semis d’octobre en sol superficiel ou moyen, dans la plupart des cas, les réserves facilement utilisables vont arriver à épuisement cette fin de semaine ou la semaine prochaine (figure 1).

Figure 1 : Bilan hydrique pour la variété RGT Césario semée le 20 octobre 2020 en groie moyenne

Pour les semis plus tardifs, notamment la majorité des blés durs et orges de printemps semées à l’automne, l’évolution de la réserve est décalée de 7-8 jours et l’épuisement ne surviendra qu’en fin de semaine prochaine dans les sols superficiels à moyens (figure 2). Dans ces conditions, le déclenchement d’un premier tour d’eau peut être envisagé dès cette fin de semaine si les cultures ont au moins atteint le stade 2 nœuds, marquant le début de sensibilité au déficit hydrique en sol superficiel.

Figure 2 : Bilan hydrique pour la variété Anvergur semée le 15 novembre 2020 en groie moyenne

Enfin, certaines parcelles n’ont reçu l’essentiel de leur fertilisation azotée qu’après les dernières pluies. Dans les sols à faible reliquat et/ou à faible minéralisation, l’alimentation azotée des céréales peut rapidement devenir limitante. Un passage d’une vingtaine de millimètres peut permettre de valoriser un apport d’azote. La priorité sera donnée :
- aux parcelles les plus avancées, à partir de 2 nœuds,
- aux sols les plus superficiels,
- aux espèces les plus sensibles (l'orge de printemps étant plus sensible que le blé dur, lui-même plus sensible que le blé tendre) qui ont atteint le stade de sensibilité au stress (rare cette semaine),
- aux parcelles dont les apports d’azote n’auraient pas été valorisés, ou mal si effectués après les dernières pluies.

Si un complément d’apport azoté est prévu en cours de montaison, il peut être apporté avant l’irrigation. Attention, on ne parle ici que des compléments prévus à épi 1 cm, il est bien trop tôt pour engager les derniers apports d’azote. Dans les parcelles profondes, le premier passage d’irrigation peut attendre le stade dernière feuille pointante.

Notons que la décision sera également - en priorité - à adapter en fonction des prévisions météo de la semaine prochaine. Un épisode de pluie significatif nuancerait l’intérêt d’un tour d’eau.

Des gelées étant annoncées, faut-il irriguer ?

Lors d’un épisode de gelées nocturnes, l’irrigation peut accentuer l’impact du gel. Durant la période la plus froide annoncée en milieu de semaine prochaine, il sera prudent d’interrompre le tour d’eau 24 h avant les premières gelées annoncées, et ne le reprendre qu’une fois l’épisode de froid passé.

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