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Carence en phosphore dans une parcelle de céréales en 2021 en Auvergne Messagerie Auvergne

Céréales : reconnaître les carences en phosphore et agir

25 février 2021

Certaines parcelles de céréales montrent actuellement des symptômes de carences en phosphore. Que faire ?

Le phosphore est un élément nutritif essentiel au métabolisme et à la croissance des céréales. Une carence, dans un sol à teneurs faibles, peut engendrer de 5 à 20 % de pertes de rendement, avec un impact plus marqué sur orge, blé dur et blé de blé.

La situation économique difficile a pu conduire à des impasses de fumure de fond ces dernières campagnes.

Mes céréales sont-elles carencées ?

La carence en phosphore se caractérise par un rougissement ou jaunissement de la pointe des vieilles feuilles, un rougissement des gaines et une réduction du tallage. Ces symptômes apparaissent par foyer courant tallage dans les sols pauvres en phosphore, mais également dans les sols en situation d’hydromorphie où le système racinaire fonctionne mal.


Photo 1 : La carence en phosphore s’exprime par foyer - C.Malaval-Juéry


Photo 2 : la carence en phosphore provoque un rougissement des vieilles feuilles et des gaines - C.Malaval-Juéry

Consultez la fiche accident « carence en phosphore »

Le diagnostic peut être confirmé par une analyse de terre. Il existe des teneurs-seuils par région et par type de sol permettant de caractériser le niveau de disponibilité en phosphore du sol. Ces valeurs sont à interpréter en fonction du niveau d’exigence de la culture.

L’analyse de plantes est également possible en cas de doute : elle est réalisée par prélèvement en comparant plantes saines et plantes atteintes.

Des symptômes courant tallage : est-il trop tard pour agir ?

Si la trop faible disponibilité en phosphore dans le sol est confirmée, il est possible de réaliser un apport d’au moins 50 unités/ha de superphosphate ou de phosphate d’ammonium dès l’apparition des symptômes au tallage pour corriger en partie la carence. A ce stade, il n’est toutefois pas possible de la corriger complètement… En effet, dans un sol peu pourvu en phosphore disponible, l’efficacité d’un apport est maximale lorsqu’il est réalisé au plus près du semis. Car c’est au début de leur développement que les céréales sont les plus sensibles à la carence.

Les bases du raisonnement de la fertilisation phosphatée

L’analyse de la teneur en phosphore disponible dans le sol est un préalable primordial au raisonnement car c’est la principale source d’alimentation de la plante.

La méthode du COMIFER (Comité Français d’Etude et de Développement de la Fertilisation Raisonnée) prend également en compte le niveau d’exigence de la culture, la restitution par les résidus de récolte et le passé récent de fertilisation. Si la parcelle n’est pas fertilisée depuis plusieurs années, une partie des éléments a pu rejoindre des « compartiments » du sol moins accessibles par les racines.

La dose à apporter est calculée sur la base des exportations de la culture et d’un coefficient multiplicatif issu de la combinaison des quatre critères déjà cités : teneur du sol, exigence de la plante, résidus et passé de fertilisation.

Retrouvez :
- la brochure du COMIFER pour calculer la dose de phosphore nécessaire à vos cultures
- la fiche consacrée à la fertilisation en phosphore, potasse et magnésium, rédigée dans le cadre du projet FERTISOLS « pour une gestion optimisée de la fertilité des sols ».

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