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Un homme vérifie le débit des graines de semences de céréales sur le semoir pour optimiser la densité de semis, en 2020, dans le sud-ouest Messagerie Sud-Ouest

Céréales : raisonner les densités de semis

17 septembre 2020

Pour établir les densités de semis des céréales, il est nécessaire de prendre en compte plusieurs paramètres : prévisions de pertes de pied, type de sol, date de semis… Le point sur les préconisations adaptées à notre région.

Pour atteindre un peuplement optimal, il faut que la densité de semis tienne compte des pertes prévisibles à la levée et en cours d'hiver. Ces pertes peuvent avoir plusieurs origines : une faculté germinative dégradée (au champ, on retient par sécurité 10 % de grains non germant), des préparations trop motteuses ou trop fines, des excès d'eau ou des cailloux. Elles peuvent varier de 0 à 20 %. En cas d’utilisation de semences de ferme, il est important de réaliser un test de germination afin de connaitre les pertes uniquement liées à la qualité de la semence et réajuster la densité de semis en fonction des résultats.

La densité de semis doit aussi prendre en compte le type de sol et la date de semis qui vont avoir une influence sur le niveau de tallage. Pour des semis plus tardifs (novembre notamment), il faut également compenser des pertes à la levée plus importantes liées à une durée semis-levée plus longue se déroulant sous des conditions climatiques souvent peu favorables.

Enfin, la qualité de la protection de la semence a un rôle important dans la réussite de la levée en limitant les attaques de champignons responsables de la fonte des semis.

Les expérimentations régionales ont permis de préciser les densités optimales de semis pour différents milieux : séchants, favorables et humides. Ces seuils sont valables pour des céréales semées à date optimale et en bonnes conditions, avec une protection satisfaisante des plantes contre les fontes de semis et les pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante de l’orge.

Les densités de semis optimales

En blé tendre et blé dur

Tableau 1 : Densités optimales pour le blé tendre (pour des pertes attendues à la levée de 20 %)

Les blés hybrides doivent avoir une densité réduite de 30 % par rapport au tableau ci-dessus.

Tableau 2 : Densités optimales de semis pour le blé dur

Nos préconisations sont basées sur l’utilisation de semences de bonne qualité germinative (95 %). En cas de semences présentant un taux de germination plus faible, le nombre de grains à semer doit être ajusté selon la formule suivante :
Nb grains à semer/m² = Préconisations ARVALIS (tableau ci-dessus) X (95 / Faculté germinative mesurée)

Par exemple, dans le cas d’un semis de fin octobre en sol profond, et pour un lot de semences présentant une faculté germinative de 85 % :
Nombre de grains à semer = 220 grains/m² X (95/85) = 246 grains/m²

Pour le triticale

Semer clair est une des conditions de la réussite de la culture. Le triticale est pénalisé pour des densités supérieures à 260 plantes/m², quelle que soit la date de semis. Les densités recommandées sont inférieures de 15 % à celles du blé tendre.

Limiter les densités de semis permet :
- d’optimiser le potentiel.
- de limiter le risque de verse sur cette espèce assez sensible.
- de limiter le développement de l’oïdium.

Pour les orges d’hiver

En conditions non stressantes, l’orge est une espèce qui talle bien. Le tallage est souvent excédentaire pour les semis précoces ; ce qui augmente la concurrence à la lumière lors de la montaison et rend la culture plus sensible à la verse et aux maladies. En conséquence, adapter la densité de semis permet de diminuer ces risques.

Une densité de 180 à 240 grains/m² suffit pour assurer un peuplement épis optimum. Les orges hybrides sont à semer à 180 gr/m² pour les premiers semis.

Pour les semis plus tardifs, la densité de semis devra être augmentée : 10 % de semences en plus par quinzaine.

Calculer la dose à semer par hectare

La dose (kg) à semer par hectare dépend bien entendu du PMG (Poids Mille Grains), qui varie en fonction de la variété mais aussi d’une année à l’autre.

Dose de semis (kg/ha) = (Nbre grains/m² x PMG en g) / 100

Tableau 3 : Dose de semis (kg/ha) en fonction du PMG (g)

Le PMG en 2020 est plutôt correct à bon. Il est de 46 g en moyenne dans nos essais variétés blé tendre Sud-Ouest mais varie de 36 g (Bologna) à 59 g selon les variétés.

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