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Parcelle de blé sous l’eau début février 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Céréales : quels impacts prévoir suite aux inondations ?

11 février 2021

Après les fortes précipitations de décembre puis celles de fin janvier, des excès d’eau sont observés dans de nombreuses parcelles de céréales. Les conséquences vont dépendre du stade de développement des cultures.

Les plantes au stade tallage sont peu sensibles à un engorgement court et peuvent résister à l’excès d’eau pendant une période allant de quelques jours à deux semaines. L’eau stagnante entraîne une hypoxie (un déficit en oxygène), avec des conséquences sur le métabolisme de la plante, d’autant plus quand celui-ci est actif (sous l'effet de températures douces).

Dans les parcelles bien drainées, l’eau s’évacue rapidement et ne devrait pas avoir de conséquences. La situation est moins favorable en cas de défaut de structure du sol ou pour des parcelles hydromorphes.

Submersion temporaire des cultures

Les fortes pluies des derniers jours ont pu provoquer des inondations, suite à la sortie de rivières de leur lit. Dans ces cas, on peut observer des submersions complètes de cultures, c’est-à-dire que même les parties aériennes sont recouvertes d’eau pendant plusieurs jours. Là encore, les cultures au stade tallage s’avèrent plus résistantes que des cultures plus jeunes ou au contraire plus développées.

Dans ces situations de fonds de vallée, les sols sont le plus souvent profonds et permettent des rattrapages de fin de cycle (montée à épi, poids de mille grains) favorables quand ils ne sont pas trop tassés. Les seuils de retournement sont compris entre 80 et 100 plantes/m², ces seuils dépendant de la capacité de rattrapage de l'espèce et des types de sol…

Figure 1 : Evolution de la réserve en eau du sol en 2021 – Montans (81)

Cas des apports d’azote déjà réalisés

Les pluies importantes (autour de 90 mm depuis le 20 janvier) ont entraîné des pertes d’azote par lixiviation. Une réévaluation de la quantité d’azote disponible dans le sol sera peut-être nécessaire.

Rappelons qu’un apport d’azote doit être réalisé lorsque les conditions climatiques permettent de le valoriser rapidement : températures positives et pluie d’au moins 10-15 mm prévues dans les 6-8 jours d'après.

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