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Fertilisation azotée des céréales en sortie d’hiver 2021 en Normandie Messagerie Normandie

Céréales : quelle conduite de la fertilisation ?

11 février 2021

A ce jour, aucune carence azotée n’est à noter sur céréales. Côté soufre, des risques de carence apparaissent dans certaines situations, mais pas d’urgence pour les apports.

Côté azote

Les premières mesures de reliquat d’azote du sol se situent dans la moyenne pluriannuelle, voire légèrement au-dessus, conséquence de conditions climatiques très favorables à la minéralisation cet automne (températures douces et absence d’anoxie). Sous l’effet des précipitations hivernales, l’azote minéral a migré dans le profil, mais avec encore peu de pertes par lixiviation en sol profond.

Dans la plupart des parcelles en semis précoce, les racines sont suffisamment développées pour absorber l’azote en profondeur. En revanche, en semis tardif, l’enracinement est encore trop limité pour valoriser l’azote des horizons profonds.

Figure 1 : Profil en azote du sol

Répartition de l’azote minéral dans le profil du sol au 30/01/21 pour une parcelle de blé semée le 15/10/20 en limon battant sain à Evreux.

Dans ce type de situation – semis précoce en sol profond avec des reliquats élevés-, l’alimentation en azote des plantes est satisfaisante et sera soutenue par le stock d’azote du sol jusqu’à fin février. Il sera alors possible d’attendre l'arrivée du stade épi 1 cm pour fertiliser.

Dans le cas de semis plus tardifs, de parcelles fortement pénalisées par des excès d’eau ou encore en sols superficiels, il est recommandé d’accompagner la culture au cours du tallage en apportant 30 kg maximum d’azote. Toutefois, il est important d’attendre le ressuyage des parcelles afin de réaliser l’apport en conditions optimales.

Pour le soufre

Le soufre se comporte d’une façon similaire à l’azote dans le sol : sa disponibilité dépend notamment des apports sur la culture précédente, de la minéralisation en cours de campagne et de l’intensité du lessivage. Cette année, le risque de carence est plus élevé que d’habitude dans les sols sensibles, étant donné les pluies tombées depuis octobre. Dans les situations à risque (sols sensibles et parcelles ne recevant pas régulièrement de produits organiques), les apports devront être réalisés entre fin tallage et 1er nœud. Il n’y a néanmoins pas d’urgence à réaliser des apports dans l’immédiat, les carences en soufre se déclarant rarement avant fin mars-début avril. Ces modalités d’apport seront ultérieurement précisées.

Consultez la fiche « carence en soufre ».

Message rédigé par ARVALIS - Institut du végétal en concertation avec AGRIAL, la coopérative de Bellême, la Coopérative de Creully, Nat ’up, SEVEPI et SOUFFLET.
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