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Stress hydrique et potentiel des blés Messagerie Lorraine

Céréales : le stress hydrique perdure malgré les pluies de début mai

07 mai 2020

Après une longue période d’absence, les pluies ont fait leur retour en Lorraine à partir de la fin avril. Quelles conséquences sur les céréales ?

Des déficits hydriques importants apparus courant montaison

L’absence de pluie entre la mi-mars et la fin avril a mené à un épuisement rapide des réserves hydriques, avec une cinétique comparable aux années 2011 et 2014.

Pour les sols profonds, avec des réserves utiles de 120 mm, des déficits hydriques sont apparus autour de la mi-avril (figure 1) et perdurent malgré les pluies récentes. Ces déficits hydriques apparaissent lorsque le sol ne contient plus d’eau facilement utilisable par la plante, c’est-à-dire lorsque l’état hydrique du sol atteint le seuil de réserve de survie (noté RS sur la figure).

Figure 1 : Evolution de la réserve en eau d’un sol profond (120 mm de RU) à Saint-Hilaire-en-Woëvre (55)

Dans les sols plus superficiels, les stress hydriques sont apparus plus tôt (dès début avril pour des sols de 80 mm de réserve utile – figure 2). Ils ont plus fortement impacté les potentiels de rendement dans les sols à faibles réserves hydriques : un manque d’eau important à montaison peut notamment impacter le nombre d’épis par m², la production de biomasse et la fertilité des épis.

Figure 2 : Evolution de la réserve en eau d’un sol superficiel (80 mm de RU) à Nancy (54)

Retour salutaire des pluies !

Les pluies enregistrées depuis fin avril dans la région oscillent entre 10 et 30 mm selon les secteurs, avec une façade est moins arrosée (figure 3). A noter que des pluies ont aussi eu lieu après le 2 mai dans certains secteurs.

Figure 3 : Somme de précipitations entre le 15 avril et le 2 mai 2020 en Lorraine

Ces pluies permettent la continuité du fonctionnement photosynthétique des blés, notamment pour la production de biomasse jusqu’à la fin de la montaison et de maintenir le potentiel actuel.

De plus, elles assurent une bonne valorisation des apports d’azote qui ont été réalisés fin avril.

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