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Vulpie dans une parcelle de blé tendre semée à l’automne 2018 dans le Sud-Ouest (avant désherbage) Messagerie Sud-Ouest

Céréales : la stratégie gagnante du désherbage automnal

25 octobre 2018

Désherber les céréales dès l’automne est devenu incontournable. Pour optimiser les interventions, il faut tenir compte de plusieurs facteurs : flore adventice présente, niveau d’infestation, type de sol, rotation, travail du sol...

Une stratégie performante doit s’appuyer sur les solutions agronomiques ou mécaniques complémentaires à la lutte chimique :
• La réalisation d’un ou plusieurs faux-semis : mes effets sont retardés par la sécheresse de fin d’été et début d’automne cette année mais, attention, les ray-grass sont en train de sortir !
• Le décalage de la date de semis pouvant accroître l’effet faux-semis.
• La destruction de toutes les levées avant l’implantation de la culture afin de semer sur un sol indemne de mauvaises herbes (destruction mécanique ou chimique si sol humide, adventices développées).

D’autres leviers, tels que l’allongement des rotations ou l’introduction ponctuelle d’un labour, peuvent contribuer à réduire les difficultés de désherbage.

Les programmes combinant un premier traitement d’automne complété par un second en cours d’hiver (à partir de début janvier) s’avèrent nécessaires dans les situations de forte infestation. Dans les situations les plus problématiques avec résistance avérée, un désherbage efficace peut impliquer la réalisation d’un programme d’automne à base d’herbicides racinaires positionnés en prélevée puis en postlevée précoce (1 à 3 feuilles).

Les 3 périodes de désherbage au cours de la levée d’un blé

- Prélevée : du stade Grain sec, juste semé, au stade Grain gonflé avec une première racine et le germe qui se décolle. Le germe est protégé par 2-3 cm de terre au-dessus de lui. De nombreux herbicides peuvent être utilisés. En cas de sécheresse prolongée, des baisses d’efficacité peuvent être observées. Dans nos essais, les efficacités sont optimales pour des pluviométries de plus de 20 mm dans les 10 jours qui suivent l’application. En-dessous de 10 mm, les efficacités sont réduites à environ 60 % en moyenne contre 80 % dans de bonnes conditions d’utilisation.
Attention au recouvrement des graines : sur les graines en surfaces ou mal enfouies (moins d’1 cm de recouvrement par la terre), les herbicides peuvent être toxiques pour le blé et entraîner des mortalités de plantes. Inutile pour autant de semer à plus de 3 cm de profondeur !

‐ Levée en cours : le germe s’allonge vite, la première feuille sort, enroulée, mais n’est pas entièrement déployée. Pendant cette phase fragile, la plante détoxique mal les herbicides absorbés. Les risques de phytotoxicité sont accrus.

‐ Postlevée précoce : la première feuille est entièrement sortie ; la deuxième pointe ; la croissance est rapide. Les risques de phytotoxicité sont plus faibles et les efficacités sont souvent bonnes à condition d’intervenir tôt et de ne pas se laisser dépasser par l’avancée des stades. Attention cependant d’éviter les périodes avec des températures négatives. Ce positionnement est plus risqué dans les sols peu portants où on peut manquer de créneaux d’intervention si les conditions deviennent très pluvieuses.

Tableau 1 : Solutions de désherbage utilisables en postsemis – prélevée (liste non exhaustive) pour les situations avec ray-grass

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