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Plantes de blé, début montaison - lignes de semis : le sol est encore visible entre les inter-rangs Messagerie Nord-Aquitaine

Fertilisation azotée du blé : un apport au tallage parfois nécessaire

11 février 2021

Un apport précoce d’azote a pour objectif d’alimenter le blé jusqu’au stade « épi 1 cm ». Cette année, un tel apport se justifie pour les semis tardifs réalisés en sols superficiels ou parcelles drainées.

Le premier apport d’azote au tallage a pour but de permettre à la plante d’atteindre le stade épi 1 cm sans subir de carence azotée. Les besoins des céréales entre le semis et le stade « épi 1 cm » sont modérés et estimés à environ 60 kg N/ha.

Une mesure de reliquats ou le calcul des reliquats azotés par la méthode des bilans est donc indispensable pour décider d’un éventuel apport d’azote au stade « tallage ». Cet apport peut être supprimé en cas de fourniture d’azote du sol suffisante.

La figure 1 montre que l’azote apporté au tallage entretient les talles secondaires qui ne contribuent pas au rendement et favorisent la verse (surtout si la densité de plante par m² est élevée).

Figure 1 : Nombre de talles observées par plante selon la dose d’azote apporté au tallage

Source : Guide vrai/faux de la fertilisation - ARVALIS

Cette année, les reliquats d’azote laissés par les cultures précédentes sont très variables : élevés derrière les tournesols ou les maïs pénalisés par la sécheresse, faibles à modérés dans les autres situations. La minéralisation d’automne a été assez élevée grâce aux températures modérées et à l’humidité. Mais les pluies de décembre et fin janvier ont provoqué une lixiviation importante. A ce jour, les quantités d’azote présentes dans le sol sont faibles. Les pluies de fin janvier vont contribuer à faire descendre l’azote encore plus profondément dans le sol.

Les préconisations d’apports au tallage (lorsque c’est possible)

Pour les semis précoces non pénalisés par les excès d’eau, la croissance est d’un très bon niveau pour la saison. Pour la plupart, les parcelles ne manifestent pas encore de signe de déficit d’alimentation azotée.

Pour les semis plus tardifs, bien que les besoins en azote soient encore faibles, les cultures ayant un système racinaire moins développé auront plus de difficulté à couvrir leur besoin avec l’azote du sol.

Dans le cas où aucun apport n’a été fait, une dose d’azote doit être apportée dès que possible en sol superficiel et/ou parcelle drainée. Pour les sols profonds, les pertes par lixiviation sont moins élevées : si le reliquat est supérieur à 60 unités, le prochain apport se fera à l’approche du stade « épi 1 cm ».

Dans le cas des apports déjà effectués autour du 15 janvier, le prochain apport se fera au stade « épi 1 cm ». Le CAU (Coefficient Apparent d’Utilisation) pour ce premier apport est faible. Dans ce cas, il sera d’autant plus important de vérifier et d’ajuster si nécessaire les quantités d’azote aux besoins de la plante au moment du dernier apport par des méthodes de type N-Tester.

Avant toute intervention, il est indispensable d’attendre un bon ressuyage des sols pour ne pas dégrader leur structure, et de s’assurer que la parcelle a été bien désherbée. Dans un sol saturé d’eau, les plantes plus ou moins asphyxiées ne se développent pas. Leurs besoins en éléments minéraux sont très fortement réduits.

Figure 2 : Préconisation d’apport au tallage par région avec la carte des pluies

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