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Apport d’engrais azoté sur orge en février 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Céréales : faut-il réaliser un apport d’azote au tallage ?

11 février 2021

Le point sur la situation azotée des parcelles de céréales, avec les préconisations d’apports au tallage.

Pour les semis précoces non pénalisés par les excès d’eau, la croissance est d’un très bon niveau pour la saison, pour la plupart d'entre eux, les parcelles ne manifestent pas encore de signe de déficit d’alimentation azotée. Pour les semis plus tardifs, les besoins sont encore faibles, mais les cultures, ayant un système racinaire moins développé, auront plus de difficulté à couvrir leur besoin avec l’azote encore présent dans le sol.

Alimenter le blé jusqu’au stade épi 1 cm

Le premier apport d’azote a pour but de permettre à la plante d’atteindre le stade épi 1 cm sans subir de carence azotée. Il a déjà été effectué dans certaines parcelles autour du 15 janvier. Les besoins de la plante entre le semis et le stade épi 1 cm sont modérés et estimés à environ 60 kg N/ha.

Le calcul des reliquats azotés par la méthode des bilans est donc indispensable pour décider d’un éventuel apport d’azote au stade tallage. Cet apport peut être supprimé en cas de fournitures d’azote du sol suffisantes.

La figure 1 montre que l’azote apporté au tallage entretient les talles secondaires qui ne contribuent pas au rendement et favorisent la verse (surtout si la densité de plante par m² est élevée).

Figure 1 : Nombre de talles observées par plante selon la dose d’azote apporté au tallage

Source : Guide vrai/faux de la fertilisation - ARVALIS

Avant toute intervention, il est indispensable d’attendre un bon ressuyage des sols pour ne pas dégrader leur structure, et de s’assurer que la parcelle a été bien désherbée. Dans un sol saturé d’eau, les plantes plus ou moins asphyxiées ne se développent pas. Leurs besoins en éléments minéraux sont très fortement réduits.

La valeur A correspond au coefficient de minéralisation de l’année précédente. Pour 2021, elle est estimée à 160 kg N/ha.

Cette année, les reliquats d’azote laissés par les cultures précédentes sont très variables : élevés derrière les tournesols ou les maïs pénalisés par la sécheresse, faibles à modérés dans les autres situations. La minéralisation d’automne a été assez élevée grâce aux températures modérées et à l’humidité. Mais les pluies de décembre et fin janvier ont provoqué une lixiviation importante. A ce jour, les quantités d’azote présentes dans le sol sont faibles. Les pluies de fin janvier vont contribuer à faire descendre l’azote encore plus profondément dans le sol.

Les préconisations d’apports au tallage (lorsque c’est possible)

Figure 2 : Préconisation d’apport au tallage par région avec la carte des pluies

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