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Premier apport d’azote au stade tallage en décembre 2018 en nord Aquitaine Messagerie Nord-Aquitaine

Céréales : faut-il prévoir un premier apport d'azote au tallage ?

20 décembre 2018

Pour déterminer si un premier apport au tallage est nécessaire, il convient d’estimer si l’azote disponible, quand la culture atteindra le stade « épi 1 cm », est suffisant pour répondre à ses besoins (estimés à environ 60 kg N/ha).

La quantité d’azote déjà absorbée par la culture (Pi), cumulée à la quantité d’azote encore présente dans le sol (Ri) doit donc être supérieure ou égale aux besoins de la culture.

L’estimation du reliquat (Pi+Ri) prend en compte une estimation de la minéralisation de l’azote organique par les sols (valeur A), la lixiviation potentielle en relation avec le type de sol et la quantité prévisionnelle de pluviométrie (1er octobre au 1er mars), et la quantité d’azote absorbée par la culture entre le semis et le stade épi 1 cm.

Valeur A : 140 unités d’azote par hectare
La valeur A validée pour le calcul des bilans azotés est fixée à 140 unités d'azote par hectare. Elle correspond au coefficient de minéralisation de l’année précédente et permet grâce à la méthode ARVALIS Sud-Ouest d’estimer le reliquat d’azote disponible pour la culture en tenant compte du précédent, de la pluviométrie…
Contrairement aux années précédentes, cette valeur A unique cache néanmoins une grande variabilité entre les parcelles dues aux conditions particulières de culture du printemps 2018. En effet, le niveau d'hydromorphie des sols au printemps en lien avec le climat, les conditions d'humidité du sol au hasard des orages de cet automne sont à l'origine des quantités d'azote minéralisés sensiblement différentes d'une parcelle à l'autre et d'un secteur géographique à l'autre. Les reliquats d'azote mesurés à l'entrée de l'hiver montrent eux aussi une variabilité importante entre les parcelles. Vos plans prévisionnels de fumure pourront donc être affinés grâce à une analyse de reliquats en sortie hiver en privilégiant les parcelles destinées à des filières de qualité comme les blés améliorants.

Le pilotage du premier apport d’azote se fait donc de la manière suivante :
• 60 U – (Pi + Ri) < 0 → Pas d’apport
• 60 U – (Pi + Ri) > 0 → Apport de la différence

Le premier apport ne doit donc pas dépasser les quantités préconisées dans la mesure où :
- l’excédent ne sera pas valorisé par la plante, il ne permet donc pas de maximiser le rendement ou la teneur en protéines ;
- un excès d’azote peut entrainer des problèmes de verse physiologique de même que favoriser l’apparition de certaines maladies comme notamment l’oïdium.

Quand le reliquat d’azote est faible, il est conseillé de faire le premier apport d’azote dès que la culture atteint le stade « début tallage » lorsque c’est possible (météo, règlementation). Dans notre région, les parcelles semées avant le 30 octobre ont atteint ce stade entre début et mi-décembre pour le blé tendre. Cependant, ce premier apport peut encore être réalisé pendant toute la phase tallage.

Cas des zones vulnérables : l’apport d’azote n’est pas permis avant le 15 janvier dans ces zones.

Voici une cartographie du niveau de pluie en fréquentiel (médiane) selon les secteurs, sur cette période.

Carte 1 : Cumul de pluie (mm) médian du 1er octobre au 1er mars

Voici les préconisations, pour plusieurs cas-types, d’apport d'azote au tallage (60U – (Pi+Ri)) pour une culture de céréales en fonction : du précédent, de son rendement, du type de sol et pour plusieurs niveaux de pluviométrie entre le 1er octobre et le 1er mars.

Téléchargez les préconisations d’apport au stade tallage :

- Pour une pluviométrie d'environ 300 mm du 01/10/2018 au 01/03/2019 - Cas de la station Agen (47)
- Pour une pluviométrie d'environ 350 mm du 01/10/2018 au 01/03/2019 - Cas de la station de Bergerac (24)
- Pour une pluviométrie d'environ 440 mm du 01/10/2018 au 01/03/2019 - Cas de la station de Périgueux (24)


Pour en savoir plus, téléchargez la méthode de pilotage de la fertilisation des céréales en Aquitaine (plaquette pdf).

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