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Irrigation des céréales à la montaison en 2019 en Auvergne Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Céréales : faut-il déjà irriguer ?

11 avril 2019

Ce début de campagne est marqué par le manque de pluies. Alors que les céréales ont amorcé la montaison, les réserves hydriques sont très basses dans certains secteurs de la région. Quel est l’enjeu d’une irrigation à un stade précoce ? Quel gain peut-on attendre ?

Y a-t-il urgence à déclencher l’irrigation ?

Entre épi 1 cm et 2 nœuds, la consommation en eau d’un blé non limité est d’environ 60 mm sur 20 à 25 jours. Nos essais, notamment au cours de 3 années (1990, 1991 et 1992 à Talcy dans le 41 sur sol superficiel) aux conditions de sortie d’hiver très comparables à 2019, montrent que, dans l’hypothèse d’une alimentation hydrique correcte sur la suite du cycle, le gain de rendement strictement permis par l’irrigation entre épi 1 cm et 2 nœuds est nul.

Sur cette première phase de la montaison, l’intérêt d'irriguer est, par contre, plus important dès lors qu’il s’agit de faire porter l’azote dans des situations également en stress azoté. C’est le cas des parcelles avec des reliquats sortie d’hiver faibles et/ou dont les apports antérieurs n’ont pas été valorisés. En particulier, si le tallage est faible, des régressions de talles par effet conjugué des stress azoté et hydrique peuvent conduire à un peuplement épi limitant.

L’objectif : assurer une bonne alimentation azotée en début de montaison

Dans le cas d’un apport précoce, visant l’alimentation en azote dans les situations à faible fourniture et à risque de carence azotée, le raisonnement doit être conduit indépendamment des besoins en eau. Le déclenchement de l’irrigation se base sur un seuil de pluies cumulées depuis le dernier apport d’azote jusqu’à 15 à 20 jours (selon le type de sol) après le stade épi 1 cm.

Tableau 1 : Déclenchement de l’irrigation : règles de décision pour assurer une bonne alimentation azotée en début montaison en sol non caillouteux

(Extrait de la brochure Irrigation des céréales, blé tendre, blé dur, orge de printemps. 2012. ARVALIS - Institut du végétal)

Tableau 2 : Déclenchement de l’irrigation : règles de décision pour assurer une bonne alimentation azotée en début montaison en sol superficiel (caillouteux ou sableux)

(Extrait de la brochure Irrigation des céréales, blé tendre, blé dur, orge de printemps. 2012. ARVALIS - Institut du végétal)

Quelle stratégie adopter pour limiter le stress hydrique au sens strict ?

Dans nos essais, les années où l’irrigation des céréales est efficace et bien valorisée sont les années à sécheresse tardive. En sol profond, l’expérience des années antérieures et les expérimentations montrent que les irrigations courant montaison ne sont pas toujours valorisées, notamment si la pluie revient en fin de cycle. En 2007 et en 2009, dans certaines parcelles, on a pu parfois observer des effets négatifs d’irrigations précoces qui ont favorisé la verse ou les maladies d’épis au retour des pluies à partir de la floraison.

A minima, dans les situations où l’on démarre l’irrigation tôt, il faut être vigilant et être capable d’arrêter dès le retour d’un temps plus humide. Le pilotage avec des tensiomètres a permis dans nos essais de ne pas avoir d’effet négatif des irrigations en 2007 et 2009.

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