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Granules d’azote au pied des plantes d’orge en Occitanie : une main écarte les feuilles Messagerie Ouest Occitanie

Céréales : évaluer si un apport d’azote au tallage est nécessaire

13 février 2020

Les reliquats azotés présents dans le sol est un indicateur-clé dans la décision d’apporter ou non de l’azote au tallage sur céréales. Le point sur la situation.

Pour les semis précoces non pénalisés par les excès d’eau, la croissance est d’un très bon niveau pour la saison, les parcelles ne manifestent pas encore de signe de déficit d’alimentation azotée. Pour les semis plus tardifs, les besoins sont encore très faibles, les cultures ayant un système racinaire moins développé auront plus de difficulté à couvrir leur besoin avec l’azote encore présent dans le sol.

Le raisonnement de la fertilisation azotée des céréales tient compte du stade. Les semis de janvier auront des besoins à adapter à leur moindre potentiel et les périodes d’apport seront bien plus rapprochées que pour les semis « classiques ».

Première étape : alimenter le blé jusqu’au stade épi 1 cm

Ce premier apport a pour but de permettre à la plante d’atteindre le stade épi 1 cm sans subir de carence azotée. Il a déjà été effectué pour certaines parcelles. Les besoins de la plante entre le semis et le stade épi 1 cm sont modérés et estimés à environ 60 kg N/ha.

Le premier apport ne doit donc pas dépasser cette valeur dans la mesure où :
- L’excédent ne sera pas valorisé par la plante : il ne permet donc pas de maximiser le rendement ou la teneur en protéines.
- Un excès d’azote peut entraîner des problèmes de verse physiologique et favoriser l’apparition de certaines maladies comme l’oïdium.

Le calcul des reliquats azotés par la méthode des bilans est donc indispensable pour décider d’un éventuel apport d’azote au stade « tallage ». Cet apport peut être supprimé en cas de fourniture d’azote du sol suffisante.

Avant toute intervention, il est indispensable d’attendre un bon ressuyage des sols pour ne pas dégrader leur structure, et de s’assurer que la parcelle a été bien désherbée. Dans un sol saturé d’eau, les plantes plus ou moins asphyxiées ne se développent pas. Leurs besoins en éléments minéraux sont très fortement réduits.

La valeur A correspond au coefficient de minéralisation de l’année précédente. Sa valeur est estimée à 160 kg N/ha en 2020.

Cette année, les reliquats d’azote laissés par les cultures précédentes sont très variables : faibles derrières les céréales à paille en raison des bons rendements, plus élevés derrière les colzas, les tournesols ou les maïs pénalisés par la sécheresse. La minéralisation d’automne a été assez élevée grâce aux températures modérées et à l’humidité. Les pluies de novembre et décembre ont provoqué une lixiviation importante. A ce jour, les quantités d’azote présentes dans le sol sont faibles. Toutefois, les températures douces actuelles maintiennent une minéralisation qui pourra couvrir en grande partie les faibles besoins des cultures dans les prochains jours.

Seconde étape : satisfaire les besoins élevés de la montaison

A ce stade, la culture démarre sa croissance et ses besoins azotés sont importants. Une bonne identification du stade et une bonne valorisation de ces apports sont primordiales. L’intervention doit être pilotée en fonction des conditions météorologiques (pluies annoncées) et de la date du premier apport : un cumul de 15 mm de pluie dans les 15 jours est nécessaire à la bonne valorisation de l’engrais.

La dose apportée au stade épi 1 cm est égale à la dose totale à laquelle on retranche la dose du premier apport et la dose réservée pour l’apport fin montaison. Cet apport peut (doit) être fractionné lorsqu’il est supérieur à 100 kg N/ha.

Schéma 1 : Besoins en azote des céréales selon le stade

Source : Guide vrai/faux de la fertilisation – Arvalis

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