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Famille de pucerons observés à l’automne 2018 dans l’ouest de l’Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Céréales : des pucerons d’automne présents dans une majorité de parcelles

29 novembre 2018

Les températures sont à nouveau favorables à la propagation des pucerons dans les céréales.

Les pucerons sont des vecteurs du virus de la Jaunisse Nanisante de l’Orge (JNO). Une surveillance régulière est nécessaire pour suivre le niveau d’infestation d’une parcelle et ainsi positionner le traitement à son optimum d’efficacité. Les températures moyennes à élevées du mois d’octobre et de début novembre, associées à des évènements pluvieux de faible intensité, étaient favorables à la colonisation des pucerons (Rhopalosiphum padi) dans les parcelles levées. Néanmoins, les températures plus froides de mi-novembre (inférieures à 10°C) ne le sont plus. Les pucerons peuvent toutefois survivre dans les parcelles colonisées et proliférer, avant de coloniser de nouvelles parcelles si les températures augmentent ensuite. La multiplication en parcelle se fait lorsque la température moyenne est supérieure à 5°C, ce qui est actuellement le cas.

Comment observer ?

L’observation des pucerons doit se faire par beau temps, dans les heures les plus chaudes de la journée dans la mesure où c’est à cette période qu’ils sont le plus facile à observer. Si l’observation n’est pas possible dans les conditions requises : prélever une vingtaine de plantes à différents endroits (traverser la parcelle en diagonale) et les enfermer dans un sac de plastique transparent placé près d'une source de chaleur. En cas de présence de pucerons, les insectes seront très rapidement visibles sur les parois du sac.

Quand traiter ?

Un traitement insecticide est recommandé dès que 10 % des plantes sont colonisées et/ou que les insectes sont présents plus de 10 jours sur la parcelle. De nombreuses parcelles sont actuellement au seuil et doivent être traitées.

Ne pas traiter par rapport à un stade de culture donné mais en cas de présence avérée des pucerons. Un traitement trop précoce serait une assurance illusoire : l’insecticide appliqué en végétation agissant par contact, les nouvelles feuilles formées après le traitement ne seront pas protégées.

Attention, une seule application peut s’avérer insuffisante face à l’arrivée de nouveaux individus et/ou au développement des colonies. Ne pas négliger la surveillance si les conditions climatiques restent favorables aux ravageurs : un renouvellement du traitement peut être nécessaire compte tenu de la persistance d’action des produits (15 jours environ) et de l’évolution des plantes.

En orges, plusieurs variétés tolérantes à la JNO offrent un levier très efficace contre cette virose. Une plante tolérante est une plante pour laquelle l’infection induit peu de symptômes. Semées aux dates recommandées, ces variétés présentent des pertes de rendement quasi nulles en l’absence de traitement insecticide. Ce levier génétique n’est toutefois pas total : dans des conditions exceptionnelles (semis de début octobre, avec plus de 30 % de plantes colonisées par des pucerons sur plus d’un mois), des pertes de rendement , de l’ordre de 10 q/ha, ont pu être observées. Les recommandations citées plus haut vis-à-vis des interventions contre les pucerons ne s’appliquent donc pas aux variétés d’orge tolérante. Par contre, il est nécessaire de rester vigilant en situation climatique exceptionnel et de ne pas oublier de surveiller les infestation de cicadelles vectrices de la maladie des pieds chétifs car les variétés tolérantes à la JNO restent sensibles à cette autre infection virale.

Surveiller également les cicadelles

L’observation des cicadelles est possible durant les heures les plus chaudes de la journée en se déplaçant sur les bords de parcelle face au soleil.

Les cicadelles, quant à elles, sont des vecteurs du virus des pieds chétifs (WDV). Elles se déplacent lorsque les températures moyennes sont supérieures à 15°C. Le risque de colonisation des parcelles par ce ravageur est donc particulièrement faible au vu des températures actuelles et des prévisions annoncées pour les jours à venir.

Des pièges englués peuvent également être positionnés sur les bords de parcelle. Au-delà de 30 captures de cicadelles/semaine, le risque est considéré comme élevé.

Attention aux limaces

Des dégâts de limaces sont régulièrement constatés en précédents à risque. Les parcelles sont à surveiller jusqu’au stade fin tallage.

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