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Semis tardif de céréales en pays de la loire Messagerie Pays de la Loire

Céréales d’hiver : que faire si je n’ai pas encore pu semer ?

09 janvier 2020

Les chantiers de semis des céréales ont pris beaucoup de retard en raison des conditions très pluvieuses de l’automne et de ce début d’hiver. Dans de nombreuses parcelles, les semis d’automne n’ont pas eu lieu, ou ont rencontré des problèmes à la levée. Voici les clés de réflexion sur la conduite à adopter.

La décision finale doit être un compromis entre potentiel de l’espèce sur la parcelle à la date de semis envisagée, marge économique accessible et maintien d’un équilibre dans l’assolement.

Si les semis de céréales à paille n’ont pu être réalisés en 2019, il est désormais préférable d’opter pour une culture de printemps

A partir de début janvier, le potentiel de rendement d’une céréale d’hiver commence à être fortement pénalisé. En effet, les pertes de rendement seront au minimum de l’ordre de 30 à 40 % par rapport à un semis de fin octobre, si les semis peuvent être réalisés d’ici la sortie de l’hiver. Au-delà de cette période, les pertes de potentiel attendues sont encore plus importantes (de 40 à 60 %). Il est donc nécessaire de bien évaluer l’intérêt technico-économique de produire une céréale à paille en fonction de la valorisation commerciale potentielle, mais aussi des besoins en paille sur l’exploitation.

En sol sensible à l’excès d’eau et à ressuyage lent, les fenêtres propices au semis sont souvent rares en sortie d’hiver. Dans ces situations, il semble plus opportun de se tourner vers une culture de printemps.

Semis de céréales à paille : ce qu’il est possible d’envisager

Si le choix retenu est de rester sur une céréale à paille, il est bien sûr nécessaire d’adapter l’itinéraire technique à ce contexte de semis très tardif.

Quel choix d’espèce et de variété ?

Certaines variétés de blé tendre d’hiver sont encore envisageables jusqu’à mi-février du fait de leur alternativité, de leur précocité à maturité et en synthèse, de leur potentiel accessible correct en semis tardif. Le tableau ci-dessous récapitule les variétés encore envisageables dans notre région selon la période de semis en sortie d’hiver. Pour un semis postérieur au 15 février, il est conseillé de se rabattre sur des céréales de printemps. L’orge de printemps offrant une productivité supérieure à celle d’un blé de printemps.

Une densité de semis entre 350 et 400 grains / m²

Les capacités de tallage étant réduites en semis tardif, on sèmera à une densité de 350 grains en sols de limon si les conditions de semis sont optimales, 380 à 400 en conditions plus difficiles et en sols argileux.

Une protection et une fertilisation ajustées compte tenu de la pression attendue et du potentiel plus faible :

o Surveillance rapprochée des limaces jusqu’au stade 3 feuilles
o Dose d’engrais azoté ajustée au potentiel de rendement plus réduit
o Un seul traitement fongicide à dernière feuille étalée

Tableau 1 : Variétés de blé tendre d’hiver encore envisageables dans notre région selon la période de semis en sortie d’hiver

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1 commentaires 10 janvier 2020 par LELASSEUX

dans une parcelle ou je devais semer lg Absalon après un mais grain j'ai fais le choix d'une avoine de printemps variété ballios je ne l'ai pas trouvé dans vos résultats d'essai qu'en pensez vous merci

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