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Une cicadelle sur une jeune feuille de blé en octobre 2021 en Lorraine Messagerie Lorraine

Céréales : c’est le moment de surveiller pucerons et cicadelles !

21 octobre 2021

Pucerons et cicadelles sont actuellement observés sur céréales, alors qu’une majorité des parcelles de céréales sont en cours de levée. Des ravageurs à surveiller de très près pour intervenir si nécessaire et ainsi limiter les fortes infestations.

Après la levée, la transmission des virus par les pucerons et cicadelles peut engendrer des pertes de rendement importantes. La pression de ces ravageurs est dépendante de la météo. Pour le moment, les températures ne sont pas assez froides pour ralentir l’activité des pucerons : ils survivent facilement autour de 3-5°C et peuvent voler lors d'après-midis à plus de 12°C. Pour les cicadelles, leur activité est plus fortement dépendante de la température (accrue à plus de 15°C) et du temps ensoleillé.

Figure 1 : Températures moyennes journalières sur la station de Saint-Hilaire-En-Woëvre (55)
Températures moyennes journalières sur la station de Saint-Hilaire-En-Woëvre (55)

Les pucerons : mieux vaut intervenir plus tard que trop tôt !

Les interventions insecticides ne doivent surtout pas être systématisées avec les traitements herbicides, mais déclenchées selon l’activité des pucerons. Pourquoi ?

Le risque est d’intervenir trop tôt avec des produits de contact qui ne protègent pas toutes les feuilles par la suite ou sur des situations qui ne nécessitent pas d’intervenir (ex. : variété tolérante à la jaunisse nanisante de l’orge). La perte économique est alors liée au coût direct du produit ou aux baisses de rendement du fait de la mauvaise protection. L’intervention ne se raisonne pas selon le stade de la culture ou l’intervention herbicide, mais bien selon la présence des pucerons.

Les essais ARVALIS montrent qu’une protection dès que le seuil est atteint (figure 2), ou 15 jours après, garantit la protection de la culture, ce qui n’est pas vrai pour des interventions avant. Donc, il est préférable d'intervenir plus tard que trop tôt !

Observer les pucerons directement sur une dizaine de plantes dans différents endroits de la parcelle, si possible par beau temps et de manière rigoureuse (en portant une attention particulière à la base des tiges). Et ce, jusqu’aux grands froids (plusieurs jours avec de forts gels). Intervenir à chaque fois que le seuil est dépassé.

Figure 2 : Seuils d’interventions sur pucerons
Seuils d’interventions sur pucerons

Consultez la vidéo « Ce qu’il faut savoir sur les pucerons, vecteurs de la JNO sur céréales » :


Comment être sûr d’observer les pucerons ?

Pour mieux connaître les facteurs favorables ou non à leur activité aux champs, un indice de qualité de l’observation peut être calculé. Cet indice prend en compte cinq critères : le gel nocturne, la température au moment de l’observation, la nébulosité, l’état de la végétation et l’heure de la journée. La somme des cinq notes correspond à la probabilité d’observer ou non les pucerons.

Tableau 1 : Calcul de l’indice de qualité de l’observation selon cinq critères
Calcul de l’indice de qualité de l’observation selon cinq critères

Exemples :
- Avec une température inférieure à 5°C en début d’observation, un gel nocturne, un ciel couvert, la présence de rosée ou pluie et une observation avant 9H le matin : l’indice est de -9, soit de très mauvaises conditions d'observation. Ne pas observer de pucerons dans ces conditions n’est pas un gage de leur absence de la parcelle.
- Avec une température supérieure à 10°C sans gel nocturne, un temps ensoleillé, un végétal sec, et une observation en début d’après-midi, l’indice est de +8, soit d’excellentes conditions. Toutes les chances sont de votre côté pour les observer.

Cicadelles : les plaques engluées pour suivre leur activité

Le suivi de l’activité des cicadelles s’effectue par observation directe sur les plantes, ou plus facilement à l’aide de pièges englués. Attention à bien identifier les cicadelles vectrices de la maladie des pieds chétifs et à ne pas les confondre avec d’autres insectes.

Figure 3 : Clés de reconnaissance de la cicadelle
Clés de reconnaissance de la cicadelle

L’observation de cicadelles se justifie aussi sur des variétés d’orges tolérantes à la JNO, dont aucune ne l'est vis-à-vis de la maladie des pieds chétifs.

Figure 4 : Arbre de décision des interventions sur cicadelles
Arbre de décision des interventions sur cicadelles

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