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Premier apport d’azote au stade tallage du blé en Nord-Aquitaine Messagerie Nord-Aquitaine

Céréales : apport d’azote à prévoir au tallage dans de rares cas

14 février 2019

Pour la plupart des parcelles, le prochain apport d’azote est à positionner autour du stade épi 1 cm, étant donné les niveaux de reliquats en sortie d’hiver. Seules quelques situations ont besoin d’engrais dès le tallage.

Avant toute intervention, il est indispensable d’attendre un bon ressuyage des sols pour ne pas dégrader leur structure. Dans un sol saturé d’eau, les plantes plus ou moins asphyxiées ne se développent pas. Leurs besoins en éléments minéraux sont très fortement réduits.

Dans toutes les situations, si les parcelles sont sales, les désherbages de rattrapage devront être réalisés dès que les conditions climatiques favorables seront réunies et les sols ressuyés, et cela avant tout apport d’engrais. En effet, ceux-ci favoriseraient le développement des adventices et rendraient leur contrôle encore plus difficile.

La conduite des apports d’azote doit être adaptée aux situations agronomiques en tenant compte à la fois de la capacité des sols à couvrir les faibles besoins actuels des cultures et du niveau de développement des cultures.

Au stade tallage

Dans la plupart des cas, l’état de croissance actuel des cultures étant très satisfaisant, les quantités d’azote encore présentes dans le sol permettront de couvrir les besoins journaliers actuels des cultures (moins de 300 g d’azote/jour). Un excédent d’azote à ce stade ne serait pas valorisé par la plante, ne permettant donc pas de maximiser le rendement ou la teneur en protéines. Il peut aussi entraîner des problèmes de verse physiologique. Le prochain apport d’azote aura donc lieu à l’approche du stade « épi 1 cm » pour couvrir les besoins croissants à partir de la montaison.

Dans de rares cas, les reliquats sont assez faibles (maïs grains à bon ou très bon rendement), un apport de 40 à 50 kg N/ha pourra être envisagé lorsque les sols seront bien ressuyés. La situation ne présente pas de caractère d’urgence, inutile de risquer de détériorer la structure des sols par des passages « en force ».

La forme d’engrais (ammonitrate, urée, solution) n’entraîne pas de retard ou d’accélération significative dans la valorisation de l’engrais et ne nécessite pas d’adaptation de la date d’apport proposée.

Attention : même si les conditions sont optimales pour réaliser un apport d’engrais azoté au tallage (sol ressuyé, parcelle propre, température moyenne > 5°C, pluie de 8 à 10 mm dans les 4/5 jours suivant l’apport), la valorisation par la culture sera de 70 % au maximum. La valorisation d’un apport d’engrais azoté peut être encore plus faible dans le cas d’une culture correctement pourvue par l’azote disponible dans le sol.

Au stade « épi 1 cm »

A ce stade, la culture démarre sa croissance et ses besoins azotés sont importants. Une bonne identification du stade et une bonne valorisation de ces apports sont primordiales. L’intervention doit être pilotée en fonction des conditions météorologiques (pluies annoncées) et de la date du premier apport : un cumul de 15 mm de pluie dans les 15 jours est nécessaire à la bonne valorisation de l’engrais.

La dose apportée au stade épi 1 cm est égale à la dose totale à laquelle on retranche celle du premier apport et celle réservée pour l’apport fin montaison. Cette dose doit être fractionnée si elle dépasse 100 unités.

Figure 1 : Besoins en azote des céréales selon le stade

Règles de fractionnement en zone vulnérable :
– plafonnement de l’apport pendant la phase tallage : 50 kg d'azote efficace par ha avant le stade « épi 1 cm » ;
– obligation de réaliser au moins 2 apports si la dose totale apportée à la culture sous forme d’engrais minéraux est comprise entre 110 et 160 kg d'azote efficace par ha ;
– obligation de réaliser au moins 3 apports si la dose totale apportée à la culture sous forme d’engrais minéraux est supérieure à 160 kg d'azote efficace par ha.

Calculer la doseLe calcul de la dose prévisionnelle se réalise grâce à la méthode de calcul Sud-Ouest. Ce calcul est identique pour toutes les céréales, la seule différence réside dans les besoins unitaires en azote qui se déclinent pour les blés selon les deux voies suivantes :
- Si l’objectif de production est uniquement d’optimiser le rendement, alors c’est le besoin unitaire « b » associé à la variété qui doit être pris en compte dans le calcul de la dose totale à apporter.
- Si l’objectif associe un rendement optimal et une teneur en protéines (11,5 % pour les blés tendres, 14 % pour les blés améliorants), c’est le coefficient « bq » qui doit être pris en compte. Il correspond au besoin unitaire pour le rendement « b » auquel s’ajoute un besoin complémentaire « bc » pour viser une teneur en protéines de 11,5 %. Ce coefficient « bq » est accompagné d’une préconisation de mise en réserve minimale pour l’apport fin montaison. Pour les blés améliorants les coefficients bq sont disponibles par bassins de production.

Valeur A pour le calcul de la dose total
La valeur A est de 140
 u/ha pour le calcul du bilan azoté sur la campagne 2018-19.

Téléchargez ICI les tableaux des dose prévisionnelles en fonction du précédent, de l’objectif de rendement pour différents types de sol (station météo de Bergerac).

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