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Blé en fin de montaison sous ciel nuageux début mai 2020 en Normandie Messagerie Normandie

Céréales : adapter la conduite de l’azote en cas de mauvaise valorisation

07 mai 2020

Les céréales à paille atteignent dans la majorité des cas le stade dernière feuille pointante. L’hétérogénéité des situations de l’année se ressent : une minorité de parcelles est encore autour du stade 2 nœuds, voire épi 1 cm, alors que l'épiaison commence dans les situations les plus précoces. Cette fin de montaison est marquée par le retour des pluies après près d’un mois de sec. Ce retour va permettre une bonne valorisation des derniers apports d’azote.

La réalisation des apports d’azote n’a pas été une mince affaire pour ce début de campagne. En sortie d’hiver, les précipitations étaient excédentaires, rendant parfois compliqué l’accès aux parcelles pour le premier apport notamment. On retiendra que les apports se sont bien déroulés, à l’exception des parcelles hydromorphes où les conditions de portance ont pu retarder le premier apport.

Pour qu’un apport d’azote puisse être pleinement valorisé, il est souhaitable d’obtenir un cumul d’environ 10 à 15 mm de pluies dans les 15 jours après l’apport.

Le tableau 1 reprend les cumuls de pluie sur 15 jours suivant différentes dates d’apport pour différentes localisations normandes. Les apports réalisés avant le 10 mars ont globalement été bien valorisés sur l’ensemble des secteurs. Après cette date, ils ont été partiellement valorisés (pastilles oranges), voire non valorisés car réalisés dans le sec (pastilles rouges).

Pour rappel, l’absence de pluviométrie après un apport d’azote expose l’engrais aux pertes par volatilisation (particulièrement pour la solution azotée) et à la réorganisation dans le sol sous une forme non accessible aux cultures. L’absence d’eau provoque aussi un retard d’absorption de l’azote, ce qui peut induire des carences, notamment en cette période de montaison où les besoins sont élevés.

Par la suite, les apports réalisés après le 5 avril ont été partiellement ou complètement valorisés. La situation est très variable d’une zone à l’autre selon les pluies orageuses du 16, 17 et 18 avril, très hétérogènes.

Tableau 1 : Cumuls de pluie sur 15 jours suivant différentes dates d’apport

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A présent, la pluie fait son retour et permet l’assimilation des apports réalisés sur mars - avril. Toutefois, lorsque ces apports ont été faits au début de la période sèche (vers le 15 mars), tout l’azote apporté à ce moment-là ne sera pas assimilé du fait des pertes. Il est donc particulièrement important dans ces situations de piloter le dernier apport afin de l’ajuster au plus près des besoins réels de la plante qui dépendent de ce qui a réellement été absorbé. Le retour des pluies permet à présent de réaliser un pilotage dans de bonnes conditions. En effet, dans la plupart des secteurs, la pluviométrie a dépassé les 15 mm : les mesures de pilotage seront désormais le reflet réel des besoins.

Message rédigé par ARVALIS - Institut du végétal en concertation avec AGRIAL, Coopérative de Creully, Coopérative de Bellême, D2N, Nat’up.

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