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CEREALES / Fiche adventice : ammi élevé (ammi majus)

09 novembre 2011

L’ammi élevé est une ombellifère (nom botanique : Apiacée) qui trouve son origine dans le bassin méditerranéen. Notable depuis longtemps dans les maïs et sorghos du Sud de la France, son extension est allée de pair avec le développement de certaines cultures de printemps (tournesol dans le Sud et l’Ouest et betterave dans le Nord). Il devient également aujourd’hui fréquent d’observer l’ammi élevé en hiver dans les céréales, colzas, pois et autres légumineuses.

Sommaire :

► Description
► Lexique botanique
► Biologie
► Ecologie/habitat
► Nuisibilité
► Situations aggravantes
► Espèce hôte de bio-agresseurs
► Mesures préventives
► Mesures curatives

Description


L’ammi élevé est une dicotylédone annuelle glabre, à la teinte vert clair, brillante et dont la hauteur au stade adulte varie de 50 à 180 cm. Son développement végétatif est rapide et luxuriant. Il n’existe qu’une seule espèce, mais le fort polymorphisme foliaire (différentes découpes de feuilles) rend toute description précise longue et compliquée. Au stade plantule, les confusions avec l’éthuse, la carotte sauvage ou le scandix sont courantes.

Lexique botanique

- Plante glabre : dépourvue de poils.
Cotylédon linéaire : dont le rapport largeur/longueur est compris entre 1/10 et 1/5.
Limbe : partie élargie de la feuille.
Segment : division de la feuille qui se prolonge jusqu’à la nervure médiane.
Ombelle : inflorescence dont les rameaux sont tous insérés au même point de la tige et divergents comme les rayons d’un parasol.

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Biologie

- Périodes de levée préférentielle :
toute l’année, avec 1 pic en sortie d’hiver - printemps
-  Profondeur optimale de levée : 2 à 5 cm
- Période de floraison : de juin à septembre
- Persistance du stock semencier : aucune référence disponible. Les experts évoquent un niveau moyen de la persistance des graines après enfouissement dans le sol
- Production grainière : de 5 000 à 50 000 graines/pied selon les situations. La capacité de multiplication est immense

Ecologie/habitat

 

L’ammi élevé montre une prédilection pour les sols argilo-calcaires et calcaires, souvent chauds et secs en été. Présente de longue date en Charentes et en Midi-Pyrénées, l’adventice  a ensuite gagné du terrain en Champagne (région de Troyes), puis en Picardie et Nord-Ouest, bien souvent à la faveur de la betterave. Elle se retrouve communément dans les maïs, sorgho, tournesol, betterave, colza, pois, céréales et luzerne.

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Nuisibilité

Gêne à la récolte

Concurrence/rendement

Dégradation de la qualité
    

L’adventice a un développement végétatif exubérant qui la rend très concurrentielle, allant parfois jusqu’à l’étouffement total de la culture. Les pertes de rendement peuvent être considérables. En céréales d’hiver, le seuil de nuisibilité de l’espèce est estimé à 10/15 pieds par m2. La nuisibilité est alors au moins équivalente à 5 % du rendement. La betterave est également très fragile du point de vue de la concurrence avec Ammi majus.

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Situations aggravantes

- Rotations courtes
- Mauvais contrôle en culture (tournesol et betterave particulièrement)
- Dissémination par le matériel de travail du sol et de récolte

Espèce hôte de bio-agresseurs

Ammi majus est une espèce sensible à l’orobanche rameuse. Pour éviter une multiplication accrue du parasite dans les zones concernées, la gestion de l’adventice est primordiale au sein de la rotation intégrant du colza.

L’adventice a un développement végétatif rapide et exubérant. 


Mesures préventives

> Agir sur le stock semencier

 Limiter la dissémination des graines

Pendant la récolte : éviter la dissémination des graines dans la parcelle - ou entre parcelles - lors des chantiers de travail du sol et de la récolte.

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Mesures curatives en cultures

Lutte chimique : un des moyens les plus efficaces

- Tournesol : En prélevée, Novall offre les meilleures performances, à condition de l’appliquer sur sol frais et affiné. En post-levée sur variété tolérante, utilisez Express SX. Un programme avec Novall en prélevée est conseillé (gestion des graminées et durabilité des inhibiteurs de l'ALS).
- Colza : en prélevée, appliquez Colzor Trio ou Axter ou Nimbus ou un programme à base de Novall dont l'efficacité est améliorée par une application en post-levée précoce. A noter également le bénéfice de la napropamide en présemis. Les solutions à base d'inhibiteurs de l'ALS annoncées pour 2012 sont efficaces mais elles doivent intégrer Novall ou le quinmérac.
-  Maïs : Lagon/Acajou (0,6 à 1 l/ha), Boréal (0,7 à 0,85 kg/ha), Cubix/Equip (1,8 au stade cotylédons à 2 F).
- Céréales : spécialités à base de metsulfuron-méthyl, Harmony M (50 à 60 g/ha), Primus (0,07 à 0,15 l/ha). Pour ces trois produits, utilisez la dose supérieure si l’adventice est développée.
- Betterave : en cas de forte infestation, Zepplin (3 l/ha) en prélevée. En post-levée, complétez le programme de base avec Safari (20 à 30 g/ha). Renouvelez ce type d’association 3 à 4 fois à 8-10 jours d’intervalle. 

 Lutte mécanique

En conditions séchantes, l’efficacité chimique peut être améliorée par du binage dans les cultures où l’espacement entre-rangs le permet : colza, tournesol, maïs, betterave.




Les petites fleurs blanches de Ammi majus sont réunies en larges ombelles, principal trait de caractère des ombellifères. 




 Avec du côté vert : efficacité bonne/présence peu pénalisante - Du côté rouge : efficacité médiocre/présence pénalisante    

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