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Apport d’azote au stade 1 nœud du blé en avril 2019 en Pays de la Loire Messagerie Pays de la Loire

Blés : piloter le dernier apport d’azote

25 avril 2019

Les céréales achèvent leur montaison. Pour les secteurs les moins arrosés, le retour de la pluie permet de régulariser l’assimilation des apports d’azote de fin mars – début avril. Sur les blés, l’utilisation d’un outil de pilotage permet désormais de bien calibrer le dernier apport d’azote pour optimiser à la fois le rendement et la qualité des grains.

Analyse de la situation

Depuis la mi mars, les précipitations ont été clairsemées. Hormis la façade Atlantique qui a bénéficié de cumuls de pluie de 30 à 40 mm début avril, le reste de la région a été très peu arrosé. La réserve en eau des sols s’est vidangée en deçà de la réserve facilement utilisable. Côté températures, cette même période est marquée par de fortes amplitudes thermiques à l’échelle de la journée mais aussi une alternance de séquences douces à chaudes (fin mars, fin avril) et de séquences fraîches (2e décade d’avril). Sous l’effet de ces conditions de sécheresse et d’à-coups thermiques, le développement végétatif a été limité, avec des céréales actuellement relativement courtes, des régressions de talles et des niveaux de biomasse observés dans les champs en deçà des volumes habituels.

Toutefois, à ce stade, ce défaut de croissance n’a pas été préjudiciable au potentiel des cultures à l’exception des sols les plus superficiels. La dispersion des pluies, même si les quantités cumulées sont peu élevées, a permis une valorisation correcte des apports d’azote dans la majorité des secteurs.

Figure 1 : Offre climatique La Jaillère


Figure 2 : Cumul de pluie du 20 mars au 17 avril 2019

Le cumul de pluie a été suffisant pour valoriser les apports d’azote réalisés fin mars à l’exception des secteurs les moins arrosés sur la période : sud-est Maine-et-Loire et nord Sarthe.

Piloter le dernier apport d’azote pour optimiser rendement et protéine

Les conditions sont désormais réunies pour faire un diagnostic de nutrition azotée des blés avec un outil de pilotage. Ce diagnostic est le seul moyen objectif pour bien calibrer la quantité d’azote nécessaire à la culture.

Les blés sont actuellement dans la plage de stade appropriée pour le diagnostic de nutrition : entre 2 nœuds et dernière feuille étalée.

Pour pouvoir interpréter correctement le résultat, il faut toutefois s’assurer que la culture ait reçu une quantité d’eau d’au moins 15 mm depuis le dernier apport d’azote et attendre un délai de 8 jours environ depuis ce cumul.

Selon les secteurs, cette quantité n’est pas forcément atteinte pour apports réalisés début avril (figure 2). Dans ces situations, il est préférable d’attendre le passage pluvieux de cette semaine pour réaliser le diagnostic. Il n’y a pas forcément d’urgence à réaliser le dernier apport d’azote : rappelons que jusqu’au stade gonflement, la plante valorise l’azote apporté à la fois en quintaux et en protéines. Ce dernier apport d’azote, positionné au stade gonflement, permettra d’assurer le rendement accessible pour l’année tout en maximisant la teneur en protéine des grains.

Message rédigé par ARVALIS - Institut du végétal en concertation avec AGRIAL, la CAPL, la CAVAC, la Chambre d’agriculture de la Mayenne, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, les Ets Hautbois, Soufflet Agriculture.

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