En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Symptômes de maladies (rouille jaune) sur des feuilles de blé tendre en juin 2019 en Bretagne Messagerie Bretagne

Blés : jusqu’à quand peut-on rentabiliser un fongicide ?

20 juin 2019

Depuis le 1er juin, la pluie est de retour dans la région, impactant l’évolution des maladies sur blé. Dans ce contexte, un traitement fongicide tardif peut être envisagé sous de strictes conditions.

Vis-à-vis de la protection des feuille (septoriose, rouilles) 

Le début du printemps a été très calme en matière de pression maladies, à l’exception de la rouille jaune sur certains secteurs. Mais les pluies enregistrées depuis 15 jours ont inversé la tendance. Les cumuls de pluie sont très variables selon les secteurs de la région (de 40 mm à 100 mm entre le 1er et le 14 juin). On peut alors se poser la question d’une nouvelle intervention fongicide tardive. Celle-ci peut être valorisée, sous conditions (encadré) jusqu’à la chute des étamines, soit dans un délai de 2 à 3 semaines après l’épiaison. Au-delà de ce stade, même si les symptômes des champignons pathogènes progressent sur le feuillage, une intervention supplémentaire est rarement valorisée : la céréale termine son cycle de végétation, ce qui  réduit la période de protection à couvrir.

Les expérimentations conduites par ARVALIS pour évaluer l’intérêt d’un fongicide tardif montrent que celui-ci ne se justifie d’un point de vue technico-économique que dans des situations bien particulières où les trois points suivants sont réunis :
⇒ Fin de cycle de la culture prolongée par l’absence de déficit hydrique et d’échaudage thermique,
⇒ Pression des maladies foliaires importante avec des contaminations tardives,
⇒ Applications fongicides effectuées à dernière feuille étalée/épiaison à dose réduite (persistance d’action plus faible).

Dans un tel contexte, le gain de rendement permis par une ré-intervention jusqu’à 400°C après épiaison (3 à 4 semaines après épiaison) variait de 0 à 7 quintaux bruts, avec une valorisation de l’intervention dans un cas sur deux.

Tableau 1 : Cumul des températures depuis le stade épiaison pour différentes stations météo pour la variété LG Absalon semée au 25/10/2018
(Données météo jusqu’au 17/06/2019)

Tableau 2 : Cumul des températures depuis le stade épiaison pour différentes stations météo pour la variété LG Absalon semée au 10/11/2018 
(Données météo jusqu’au 17/06/2019)

Quelques repères pour décider cette année d’une éventuelle ré-intervention fongicide

1. Situations au-delà de 430°C jours après épiaison (grain formé, aqueux à laiteux) => trop tard pour une intervention fongicide.
2. Situations où le stade épiaison + 430°C n’est pas encore atteint : ces situations correspondent aux parcelles les plus tardives.

Comment déterminer le stade épiaison +430°C ?

Vis-à-vis du risque fusariose des épis

Les meilleures efficacités des fongicides sont obtenues avec des interventions tout début floraison, à la sortie des premières étamines. A la fin floraison, les interventions fongicides visant les fusarioses perdent une grande partie de leur efficacité. La majorité des parcelles ont à ce jour dépassé ce stade : il est donc inutile de positionner un antifusariose.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10